Contre-Regards

par Michel SANTO

Le soir venu, sors de ta chambre où tu sais tout…

12Le soir venu, il suffit de quelques mots pour que change l’image d’un jour; et que renaisse le désir d’en changer le cours…

Qui que tu sois : le soir venu,

Sors de ta chambre où tu sais tout;

De ta maison proche du large.

Qui que tu sois.

De tes yeux fatigués et qui ont peine

À s’affranchir du seuil usé,

Tu dresses lentement un arbre noir,

Le poses dans le ciel, tout seul. Et droit.

Et tu as fait le monde : un monde grand

Ainsi qu’un mot mûrit dans le silence.

Et tandis que ta pensée le comprend,

Tes yeux tendrement s’en détachent…

Photo: Rilke lu à Ronda

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Commentaires (1)

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    argoul

    |

    Le nouveau lien que vous m’avez envoyé a l’air de fonctionner. Vous avez du créer un nom de domaine avec votre inscription Overblog, c’est pareil pour moi.

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