Lecture de Roberto Juarroz.

79980365_o-1-copie-1.jpeg

Ce matin, lecture de quelques poèmes de Roberto Juarroz. J’en retiens un, pour inviter ceux qui ne le connaissent pas encore à s’y intéresser…

 

Il ne s’agit pas de parler/

ni non plus de se taire :/

il s’agit d’ouvrir quelque chose/

entre la parole et le silence./

 

Peut-être que lorsque tout passera,/

y compris parole et silence/

restera cette zone ouverte/

comme une espérance à rebours./

 

Et peut-être que ce signe inversé/

constituera une mise en garde/

pour ce mutisme illimité/

où manifestement nous sombrons/

 

 

Poésie Verticale ; Trente poèmes

Editions Unes 1991 page 61

 

 

 

Un commentaire

  1. En écho cet extrait de mon recueil  » Socius « 

     

    L’indigène

    Ils partent, mes amis…

    Ils prennent l’avion

    Vers le Vietnam

    Ou le Maroc.

     

    Je les aime,

    Ils me quittent,

    Mais, bientôt, reviendront…

    Besoin de voir

    Par eux-mêmes

    Des contrées lointaines

    Avant de s’en aller…

     

    Et ils s’en vont

    Et moi je reste là,

    Heureux de mes documentaires

    Qui m’emportent vers l’Australie…

     

    A leur retour,

    Ils me racontent…ou pas

    Car on n’envoie plus

    De cartes postales…

     

    Et je serai heureux

    D’être resté ici

    Dans mon Occitanie,

    Ouvert aux autres

    Mais restant à ma place,

    Dans l’ordre des choses

    De mon terrestre refuge…

     

    Michel Sidobre

Les commentaires sont fermés.