Contre-Regards

par Michel SANTO

Les voeux ferrés de madame Delga sont ma foi très salés…

 

Image France Bleu

J’ai beaucoup aimé cette question faussement naïve posée à Madame Delga, la présidente PS de la Région Occitanie : « Pourquoi avoir renouvelé la convention avec la SNCF jusqu’en 2025 alors que l’ouverture à la concurrence est obligatoire en 2023 ? » Sa réponse, par contre, franchement idiote, m’a profondément accablé : « L’ouverture à la concurrence est pour moi un faux débat : le vrai sujet c’est l’état des infrastructures. » Idiote, en effet, car le sujet n’est pas l’ouverture à la concurrence des infrastructures — il ne l’a jamais été ! Idiote, et indécente de surcroît quant à ses manières de nous prendre ainsi pour de parfaits imbéciles. Commençons d’abord par rafraîchir les mémoires. Sur la durée de la convention signée par Madame avec la SNCF d’abord : 8 ans ! Record de France ! Signée en 2018, comme par hasard, son terme est en 2025. Deux ans à peine avant la fin de la prochaine mandature régionale qui commencera en décembre 2021. Autant dire que la situation est verouillée jusqu’en 2027. Et qu’elle l’est pour des raisons strictement politiques. En effet, madame Delga a été élue par une majorité à laquelle appartient le PCF, titulaire, par Monsieur Gibelin, de la Vice-Présidence des Transports. Dès lors, penser que ce dernier et ses amis — et madame Delga — puissent être intellectuellement favorable à une mise en concurrence de la SNCF sur les lignes régionales (TER), et se mettre à dos — façon de parler — les cheminots de la CGT et de Sud Rail — qui eux ne se privent pas de mettre à pied les usagers du « rail », relève de la science-politique fiction, si tant est qu’elle en soit capable… Bref, contrairement à une majorité de français qui souhaitent l’ouverture des transports ferroviaires à la concurrence, madame Delga a choisi de privilégier les intérêts d’un monopole, d’un parti et d’un syndicats ; et d’en faire payer le prix (double : impôts, grèves) à ses contribuables-usagers régionaux. Pour des voeux, ceux là ferrés  de 2020 sont particulièrement salés !

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