Montebourg, Valls, Copé, Fillon et les autres…

 

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Dans un précédent billet,  je relevais une évidence semble-t-il passée sous le tapis par nos grands éditorialistes, à savoir la continuation de la primaire socialiste par d’autres moyens – si on me permet cette paraphrase d’un de nos grands théoriciens de « l’art de la guerre ».

Ce fut d’abord une longue, longue séquence Montebourgienne stoppée net à Florange, suivie cet été et encore aujourd’hui, par une fulgurante et omniprésence médiatique de Manuel Valls.  En ligne de mire, la prochaine présidentielle au pire, la suivante sans aucun doute. La prochaine au pire, car se serait parier sur l’échec de F. Hollande et son retrait volontaire, ce qui est hautement improbable (son retrait volontaire j’entends !), qui ne leur profiterait en rien; la suivante car ils auront tout le temps de conquérir leur parti et les électeurs de futures primaires socialistes – ils en auront l’âge aussi… Montebourg a au moins ce mérite de parler ouvertement de ses ambitions. Dans une interview à M, le magazine hebdomadaire du Monde parue vendredi, ne dit-il pas que la présidentielle est « la seule élection » à laquelle il déclare « envisager » de se présenter à l’avenir… Tout un programme! De sorte que, pour parler comme Hollande, on ne comprend rien aux paroles, postures et positions de nos deux jeunes et ambitieux ministres si on n’a pas clairement à l’esprit leur vraie cible politique. Après tout rien que de très normal !  Comme à droite, où on  parie, sans trop y croire cependant, sur un retour de Sarkozy tout en feignant de penser qu’il serait le meilleur s’il ne revenait pas, tout en se demandant s’il convient vraiment d’y penser… Enfin, juste de quoi offrir, dans ce pataquès organisé, à Fillon et Copé, NKM et Le Maire, de quoi se distinguer pour la prochaine présidentielle, au mieux pour les deux premiers  et, au pire, la suivante pour les seconds… Mais le pire étant toujours certain, on peut imaginer aussi l’intempestif retour de Sarko … Comme le dit si bien mon ami Jacques : ce suspense est insoutenable… et comme l’affirmait matinalement l’excellent Philippe Meyer : « nous vivons une époque moderne ».  Extraordinairement moderne !

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