Hier, je commentais le commentaire d’un de mes lecteurs fait sur ma « brève » concernant les tractations entre le PS ( qui à la manœuvre ? ) et le PRG ( qui, itou? ), pour sceller une éventuelle alliance au premier tour des régionales de la grande région MidiPyrénéesLanguedocRoussillon. J’y évoquais l’hypothèse d’une première vice-présidence PRG Didier Codorniou, plus « vendable » aux électeurs du Languedoc-Roussillon, d’autres, celle de Sylvia Pinel, rédhibitoire pour les mêmes et le baronnage socialiste régional. Deux ministres du gouvernement Valls issues de Midi-Pyrénées, à la tête de la future grande région ne pouvant leur apparaître que comme une véritable provocation. Le voici, sans retouche:
Longtemps j’ai écouté, tous les samedis matins, sur France Culture, loin de Narbonne, la ville natale de son père et la mienne, Francis Crémieux et son émission le Monde contemporain, animée conjointement avec Jean de Beer. Deux talents, deux personnalités aux fortes convictions ; deux voix politiquement très opposées et cependant profondément respectueuses l’une de l’autre. Journaliste communiste écarté de l’antenne en novembre 1948 en raison de sa participation à une manifestation devant les studios de la Radiodiffusion française, Francis Crémieux n’est réintégré dans son poste de rédacteur en chef qu’en 1981. Jean de Beer, lui , était gaulliste et chrétien. Ancien secrétaire général du Pen Club français, il est l’auteur de plusieurs essais tel le Tombeau de Jean Giraudoux (1952), une étude sur Montherlant ou l’Homme encombré de Dieu (Grand prix de la critique 1963) et l’Aventure chrétienne, en 1981, sur les débuts du christianisme.
Tous deux ont disparu, mais j’ai encore présente à l’esprit, non la teneur de leurs échanges, bien évidemment, mais la vivacité de ton avec laquelle ils défendaient leurs arguments et convictions.
La menace saurélienne et la pression radicale, semble faire trembler, les dirigeants socialistes. Et, comme je l’évoquais dans un court billet du 6 juin, ils seraient prêts à sacrifier l’actuel président du Languedoc-Roussillon, Damien Alary, le numéro 2, aujourd’hui, derrière la tête de liste Carole Delga, pour y installer à sa place Didier Codorniou, et sceller ainsi un accord qui lui attribuerait la première vice-présidence de la future Grande Région LRMP, à lui ou madame Pinel.
Hier matin, à l’initiative de Jean-Pierre Liégeois, un nauticard, petit déjeuner de mobilisation sur le terrain de pétanque que la nouvelle direction de la SNN veut transformer en un parking de 6 places. Six culs de bagnoles pour polluer un panorama exceptionnel. Les raisons invoquées? D’un profond ridicule. Qu’on en juge. La SNN compte 450 à 500 sociétaires qui ne disposeraient que de 30 places de stationnement, selon ses dires, 6 autres seraient donc absolument nécessaires, vitales, pour satisfaire la demande. Alors même que lors de grandes manifestations nauticardes, comme leur fête annuelle, le parking historique n’est jamais plein. Franchement, avec tout le respect que je dois à celui qui a osé cet argument, ce n’est vraiment pas en avoir pour le lecteur de l’article publié par l’Indépendant de ce matin , qui en fait le « bandeau » de sa première page. Le prendre ainsi pour un imbécile, je suis poli, est d’autant plus « gonflé », que Robert Déjean, Henri Mathiot et Isabelle Desert, président, trésorier et secrétaire général de la SNN, tout en reprochant aux opposants de leur micro-parking de se faire les avocats du restaurant « le Pavillon » dévoilent naïvement ce que sont leurs véritables intentions. Il ne paierait, ce Pavillon, que 500 euros par mois de loyer, s’indigne, en effet, monsieur Mathiot, qui, innocemment, précise: » Et il faudrait en plus lui garantir le panorama? Ils n’ont qu’à payer davantage! » He ben voilà! Tout est dit. La vue sur Bages et les vieux gréements serait liée, conditionnée au montant du loyer payé par les gestionnaires du restaurant. On touche le fond! Et ce avec l’accord et le soutien de la mairie insiste notre équipage présidentiel. C’est vrai ça Didier Mouly! Les usagers du Port, qui le plus souvent, ne sont ni propriétaires d’un bateau, ni consommateurs de l’établissement en question, apprécieront la beauté de cet argumentaire. À faire figurer dans une anthologie des « perles » rhétoriques récoltées chaque année lors du passage du bac. L’épreuve, pas la barge!
Tsipras : « J’assume mes responsabilités pour toute erreur que j’ai pu commettre, j’assume la responsabilité pour un texte auquel je ne crois pas mais je le signe pour éviter tout désastre au pays » . On pourrait ajouter: « Je vous ai demandé de voter non au référendum, alors que je n’y croyais pas, afin de dire oui à ce programme, pour éviter tout désastre au pays ». Et en conclure que c’est un bluffeur né, un audacieux et qu’il sait renoncer à ses provocations en cas de nécessité. La raison d’État s’imposant. Je pense, toutes proportions gardées, à Charles de Gaulle et à son Algérie Française, traduite ensuite par un référendum sur son indépendance.
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