Contre-Regards

par Michel SANTO

Chronique de Narbonne. Que faire du Palais des Arts des Sports et du Travail?

  Palais des Arts, des Sports et du Travail


Dans ma petite ville, il est un grand et volumineux bâtiment public: le Palais des Arts des Sports et du Travail, dont personne ne semble se soucier, alors que, depuis de nombreuses années, son état ne cesse de se dégrader au point, aujourd’hui, d’être entouré de hautes barrières de sécurité afin d’éviter que des plaques entières de « béton-armé » ne tombent sur la tête de curieux, de touristes, de promeneurs ou d’amateurs de l’architecture dite « moderniste ». Des barrières qui rajoutent à l’état de désolation de cet ensemble architectural, comme s’il ne suffisait pas que les marches d’accès à son « jardin » soient défoncées et ses façades, par « plaques », réduites à leurs squelettes de « ferrailles » rouillées. Dernière touche finale pour enlaidir l’ensemble, une structure mobile au design improbable vient, sur son abord immédiat, d’y être installée, pour, m’a-t-on dit, servir de salon de réception lors de manifestations sportives, notamment.

Mes Contre-Regards de la semaine sur Grand Sud FM ( 17janvier 2015: première partie )

santo grand sud fm

Dans ces Contre-Regards radiophoniques, il est question du grand rassemblement citoyen du 11 janvier à Narbonne, et de la navrante petite histoire d’un musicien de rue qui fut empêché de jouer …

Mes Contre-Regards de la semaine sur Grand Sud FM ( 17 janvier 2015: deuxième partie)

santo grand sud fm

Dans ces Contre-Regards radiophoniques, il est question d’Yves Bonnefoy, et d’un scénario politique concernant le PS, qui pourrait être « catastrophique », en décembre 2015, aux régionales de la grande région Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon

Coup de gueule! Mais quel étrange et insupportable climat…

images

Étrange et insupportable climat tout de même! Des queues en n’en plus finir et des millions d’exemplaires de Charlie Hebdo vendus dans un contexte de deuil  national où se mêlent jubilation et tristesse, comparaisons stupides avec les foules  en liesse célébrant la Libération, propos lénifiants de nos, paraît-il , référents politiques, selon lesquels il convient surtout de ne rien changer dans nos politiques éducatives, migratoires, sécuritaires, polémiques stupides et ridicules sur les comportements, réels, supposés ou fantasmés de quelques-uns de nos dirigeants de grands partis républicains, glorification indécente de notre modèle sociétal posé en modèle universel, ignorance criminelle du monde « musulman » dans un mode sans frontières etc… Mais quand va-t-on regarder enfin les réalités en face, quand cessera-t-on de se faire manipuler, tous que nous sommes, dans cette espèce d’ambiance aussi grégaire, qu’absurde et , finalement, d’une extrême dangerosité… En ce dimanche, je ne suis pas d’humeur à l’analyse. Et ce « coup de gueule », je vous l’avoue, m’a fait le plus grand bien… Bonnes lectures! Montaigne, au hasard…

À la recherche du temps perdu, pour le retrouver (?) , des hussards noirs de la République

Un hussard noir de la République au début du siècle

Un hussard noir de la République au début du siècle

Rousseau: « Le fanatisme athée et le fanatisme dévot se touchent par leur commune intolérance (Confessions, Partie II, livre 11).

Au nom du refus de l’islamophobie, on n’a cessé, depuis une vingtaine d’années, de ne pas nommer des faits commis par des jeunes gens de culture « musulmane », dont certains criminels, pour, en pleine connaissance des causes, les minimiser. On nous expliquait, jusqu’à aujourd’hui encore, qu’il ne s’agissait que de jeunes « paumés », de délinquants, voire de « fous », victimes d’un ordre économique et social injuste et « stigmatisant ». Des « laissés-pour-compte » de la République, de surcroît confrontés à un « racisme » d’État ethnique, politique et religieux. La responsabilité des « dérapages » constatés dans les collèges et lycées, quand ils étaient rapportés par le ministère, étant imputés à la France, son histoire,sa colonisation, Israël , les Etats-Unis, la mondialisation capitaliste,la finance internationale, évidemment apatride etc…etc… Tout cela en vrac! Et la moindre allusion critique concernant l’islamisme, qui n’est pourtant pas l’islam, en tant qu’idéologie politique totalitaire, vouait son auteur à une déportation intellectuelle, morale et politique dans le camp du Front National, au mieux, dans celui du fascisme, au pire. Faire entendre raison, coincé entre cette rhétorique « progressiste » et celles d’authentiques islamophobes de la « droite-extrême », était, et est toujours, extrêmement difficile, et risquée. Mais le comportement et l’attitude de nombreux jeunes collégiens et lycéens, à l’occasion de «minutes de silence» organisées à la suite de l’attentat terroriste du 7 janvier, ont fini par révéler l’ampleur des dégâts occasionnés par l’emprise de l’islamisme radical dans des quartiers où la République et ses lois (égalité femmes/hommes, laïcité, liberté d’expression) sont niées au profit d’un « califat » de fait, dont le « service d’ordre » est assuré par des mafieux , criminels ou politiques, qui y protègent leurs intérêts. Comment ne pas voir qu’il y a, dans cette situation, des menaces réelles, et potentiellement nombreuses, de déclassements sociaux définitifs et de passages à l’acte criminel et/ou terroriste, ici ou ailleurs. C’est dire s’il convient d’agir, d’abord, et vite, dans notre système éducatif, placé en première ligne, pour, le plus tôt possible, tenter d’éradiquer cette contamination islamiste déjà très avancée. Et ce en commençant par revenir sur ce déni et sa couverture politique multi-culturaliste, pour regarder enfin la réalité en face… Dans ce combat de long terme, il ne suffira pas d’augmenter le nombre d’enseignants et de leur allouer, comme je l’ai entendu dire, des outils et des moyens pédagogiques adaptés. C’est toute une philosophie de la place et du rôle de notre « école » dans la société qui est à repenser. Madame la Ministre de l’Education, elle-même, s’interroge, notamment, et à haute voix, sur la réhabilitation de notions comme celle « d’Autorité », et de certains « rites » anciennement pratiqués par l’école des « Hussards de la République ». Ce qui était impensable, il y a à peine deux semaines, est enfin dit par ceux et celles qui fustigeaient les rares intellectuels et membres de la profession enseignante, qui ne cessaient pourtant de les alerter sur ce sujet. Le débat ne fait que commencer. Il est nécessaire! Dans le respect de tous, est-il besoin de le préciser!

Articles récents