Petra nous libère!

 

Une statue en silicone d’une policière en train d’uriner est au coeur d’une petite polémique à Dresde (Allemagne). Petra, c’est son nom, est en métal et en silicone, dans un uniforme anti-émeutes vert foncé aux couleurs de la police allemande. Accroupie, fesses à l’air et pantalon partiellement baissé. Sous elle, une flaque en gélatine. Cette oeuvre «étonnante (…) montre très bien qu’il y a une différence entre sphère publique et sphère privée», explique la représentante du  jury, qui l’a sélectionné. Comme si pisser sur un trottoir ou contre un mur suffisait à l’établir. Laissons de côté cela auquel  je  ne comprends rien, pour retenir de cette mise en scène que,  sous l’uniforme, le casque et la matraque, de la personne publique impersonnelle, se tient une femme, une personne privée, avec ses humeurs et envies de toute nature.  Ses faiblesses aussi.  Une façon, assez forte, il faut en convenir, pour « l’artiste », de briser l’apparente force de dissuasion et de répression de tous les uniformes de tous les pouvoirs. Et pas seulement policiers ! On imagine assez une ou un Pétra  du monde des médias ou de la politique de nos contrées gauloises, siliconés et accroupis de la même manière. Ou se rasant ou se maquillant tous les matins. Comme tout le monde… Finalement, cette Petra n’est pas qu’une banale provocation. Elle peut modifier notre regard sur toutes ces « idoles » qui aliènent nos vies. Nous libérer de nos « peurs » et dépendances.

Commentaires (1)

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    phthoreux

    |

    Le plus surprenant est qu’on appelle encore ça de l’art… Bien à vous, et tous mes voeux !

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