Contre-Regards

par Michel SANTO

Quel “parti des réformateurs” pour libérer les énergies économiques et sociales?

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On ne le dit jamais assez, ou bien trop rarement, les États aussi sont en concurrence; et leurs performances conditionnent celles de leurs entreprises. Plus leurs charges de fonctionnement et sociales pèsent dans leur production de services publics – ou considérés comme tels – plus leurs prélèvements sur la richesse produite et les revenus des entreprises et des ménages est élevé . Conséquemment moins d’investissement et de consommation pour tous ; et moins de croissance et d’emplois. En France, l’on pondère ce raisonnement par le fait que l’Etat , contrôlant lui même 57% de la richesse produite, contrôle de fait la «demande» domestique et en assure le pilotage. Sauf que cette demande est essentiellement définie, en extension et intensité , par nos gouvernants et qu’elle ne concerne, toujours au principal, que des charges liées au fonctionnement de nos administrations publiques et sociales et à la distribution de revenus de transferts. Bref, on se mord la queue! Et nos dépenses publiques, nos déficits et notre endettement ne cessent inexorablement d’augmenter. Deux solutions s’offrent donc à nous. La première serait d’imposer à l’ensemble de la planète, en commençant par l’Europe, notre modèle économique et social considéré, par nous en tout cas, comme le phare du progrès humain et civilisationnel. Inutile de dire que malgré les efforts de nos dirigeants pour le leur faire admettre, cette chimère est vouée à rester clouer dans l’imaginaire collectif de certaines de nos élites politiques et d’une part encore importante de la société française. Une variante de cette «stratégie» serait évidemment de faire supporter par d’autres États une partie de notre endettement: c’est la politique européenne tentée et voulue par Hollande, qu’aucun d’entre eux ne veut …Ne reste donc plus , dans l’impossibilité heureuse d’engager une guerre de pillage économique, que la nécessaire adaptation de notre État social aux normes «communes», à tout le moins européennes. C’est à dire faire ce qui n’a pas été fait depuis trente ans et à froid : réduire le poids des trois fonctions publiques et des prélèvements sociaux et fiscaux, lutter contre les abus de l’assistanat, relever l’âge de la retraite, libérer les énergies sur le marché du travail … Et le faire avec toute la mesure qui convient pour ne point mettre en péril l’équilibre de notre société. Mais le faire! C’est cela la vérité… À charge au “parti des réformateurs” , quel que soit son contour idéologique et ses leaders, de la clairement dire…

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