Sur le pont de Carcassonne – de Narbonne – on n’y danse pas en rond | Contre-Regard.com

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Ainsi la lumière serait au bout du tunnel du pont de Carcassonne. C’est l’Indépendant qui l’affirme dans ce titre –  énigmatique  – d’un article paru hier. Bien entendu, je savais, jusqu’ici, qu’un pont pouvait porter une route (pont-route), une voie ferrée (pont-rail), un canal (pont-canal), une conduite d’eau…, mais  de là à supporter un tunnel ! Bref, ce moment de surprise passée, la lumière espérée s’est révélée bien faiblarde. Si le schéma « technique » pour la réalisation des travaux semble arrêté : transfert de la maîtrise d’ouvrage  de  l’État à la Ville, puis maîtrise d’oeuvre déléguée par cette dernière à la SNCF, pour le reste, c’est à dire l’essentiel : coût des travaux (très élevé !), garanties sur les financements de l’État (guère fixées) … , on est en plein brouillard. Et que dire de l’ambiance régnant sur le « pont » entre acteurs locaux de bords opposés. Le pontonnier en chef municipal tire à « boulets rouges » sur le paquebot du Grand Narbonne – qui snoberait son pont ! – ;  Jacques Bascou,  son « Grand Timonier », annonce illico 10 millions d’euros sortis des fonds de cales de l’État, on se sait par qui, ni comment ; les deux parlementaires, comme à leur habitude, naviguent au près des ministères et attendent des « lettres saluant leur travail » pour les livrer à la presse ; et la sous-préfète, qui, solide comme le Pont-Neuf, dans cette mare aux vilains petits canards, essaye de maintenir le cap de l’ordre et de la raison en attendant de pouvoir annoncer un « pont d’or »  à des partenaires obligés qui  « tirent des bords » dans tous les sens. Cela dit, les riverains et les usagers de ce pont d’entrée de ville peuvent être certain d’une chose: il passera nécessairement beaucoup d’eau  sous les ponts avant que toute la circulation soit rétablie sur celui de Carcassonne. Complexe et coûteux, ce chantier prendra du temps. Mais en attendant, le plus qu’ils puissent espérer est qu’un peu de lumière éclaire enfin des esprits aujourd’hui tout occupés à se chamailler. Allez, un peu de sérieux [1] : tout le monde sur le pont ! Et qu’on y danse;  mais en rond ! Ce que Didier Mouly n’entend pas faire, si j’en crois sa lettre ouverte du jeudi 15 septembre adressée à Jacques Bascou, dans laquelle il le traite implicitement d’incompétent tout en exigeant de lui une subvention de 2 millions d’euros ! Sans vouloir m’immiscer dans ce procès en incompétence, je voudrais toutefois faire observer à notre avocat-maire que la compétence « route » relève du seul Conseil Départemental. Et que, dans cette affaire, il s’est donc trompé de destinataire – perte de sang froid, erreur de sa secrétaire… ou incompétence !

NB : texte modifié le 15 septembre à 13h 30


[1] Ce que dans cette brève note je tiens à apporter : Oui ! le financement de l’État serait bien de 9,7 millions d’euros; et l’intérêt de ce schéma, qui donne la maîtrise d’ouvrage à la Ville, est de lui transférer aussi la responsabilité de la conduite des travaux. Une Ville qui voudrait engager des travaux de consolidation provisoires du pont courant 2017 – qui seraient financés sur ses fonds propres : ± 500 000€ – que ne voulait pas faire l’État pour des raisons de sécurité. La question – sécuritaire – demeure cependant… qui pourrait, dans la pire des hypothèses, voir le Préfet interdire toute circulation sur le pont, même consolidé à minima par la Ville…

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