Articles marqués avec ‘Cinéma’

𝐃𝐢𝐦𝐚𝐧𝐜𝐡𝐞 𝐚𝐮 𝐜𝐢𝐧𝐞́𝐦𝐚 – 𝐑𝐞𝐧𝐭𝐚𝐥 𝐅𝐚𝐦𝐢𝐥𝐲, 𝐝𝐞 𝐇𝐢𝐤𝐚𝐫𝐢.

Tokyo. Ses néons, ses silences. Un acteur américain usé accepte un emploi dans une agence de « familles à louer ». Il devient père d’un jour, mari de circonstance, ami sur commande. Tout est contractuel.

Laissez-moi.

Ma.27.3.2024

Dimanche au cinéma (Théâtre+Cinéma Scène nationale Grand Narbonne)

« Laissez-moi » de Maxime Rappaz, avec Jeanne Balibar, Thomas Sarbacher, Pierre-Antoine Dubay.

Un train au cœur de la montagne. Une femme à la fenêtre. Pensive, rêveuse. Nous traversons avec elle, lentement, des paysages grandioses. Qu’elle ne voie pas. Ainsi, Claudine, la cinquantaine élégante, se rend tous les mardis dans un hôtel, non loin d’un gigantesque barrage. Elle n’a pas de bagages. Là, elle questionne le réceptionniste pour savoir quels sont les hommes de passage. Dans le salon, elle s’asseoie seule à une table, attend, observe et s’approche de sa proie. Elle minaude, rit un peu, lui demande de raconter sa ville. Et très vite lui propose de monter dans sa chambre. Son désir d’étreintes et de caresses satisfait auprès de quelqu’un qu’elle ne reverra pas, Claudine, redescend dans la vallée. Avant de rejoindre sa maison à l’écart du village, elle poste une lettre à l’adresse de son grand fils handicapé qui vit seul avec elle. Une lettre qui lui raconte les villes de ses amants (de son père). Mère dévouée, un amour réciproque les unit qui les enferme tous les deux. Ainsi, va la vie de Claudine entre deux âges, deux rôles, deux mondes… Jusqu’à l’arrivée de Michael, un homme de passage dans le cadre d’une mission professionnelle, qui va bouleverser l’ordre et les certitudes de Claudine. Avec ce premier film, Maxime Rappaz fait une magnifique déclaration d’amour à Jeanne Balibar. Sa caméra, subtile et pudique, caresse chacun de ses gestes, goûte son phrasé, enveloppe son corps, dans l’extase, ses travaux de couture ou les soins apportés à son fils. Un beau film, comme je les aime, tout en retenue et profondeur, sublimé par le talent vertigineux d’une Jeanne Balibar bouleversante de vérité – et de beauté…

Articles récents

  • À vue.
    Le pouvoir rassure de loin.Il donne l’illusion d’une main ferme, d’une carte tenue droite, d’une route tracée. De près, c’est autre chose. Partager :ImprimerE-mailTweetThreadsJ’aime ça :J’aime […]
    Aucun commentaire
  • 𝐃𝐞𝐯𝐚𝐧𝐭 𝐥𝐞 𝐥𝐢𝐥𝐚𝐬.
    Ce matin, café devant la fenêtre.Ciel nuageux. Le lilas de Perse occupe tout le cadre.Les fleurs mauves filtrent le jour. Son parfum traverse la place.Miel froid. Amande. Je reste là.À deux. L’air se […]
    Aucun commentaire
  • 𝐒𝐚 𝐩𝐥𝐚𝐜𝐞.
    À l’aubergeSa place Une tableDeux couples :Cuba Antilles Irlande… Voixtrop fortes Un air douxUn sourire. Partager :ImprimerE-mailTweetThreadsJ’aime ça :J’aime chargement… […]
    Aucun commentaire
  • 𝟐𝟎 𝐡 𝟎𝟐
    20 h 02 La terrasse du 89 Les premiers martinets Cris sur les toits Le cri seul Partager :ImprimerE-mailTweetThreadsJ’aime ça :J’aime chargement… […]
    Aucun commentaire
  • 𝐋𝐚 𝐩𝐥𝐚𝐜𝐞.
    Trop de bleu Trop de soleil Un jour d’été Du mondesur la place À l’ombre duSoleil Noir Partager :ImprimerE-mailTweetThreadsJ’aime ça :J’aime chargement… […]
    Aucun commentaire