Contre-Regards

par Michel SANTO

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Chronique de la Région LRMP: Sur M6, “Béziers, une ville sous haute surveillance”…

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Sur M6, hier: “Béziers, une ville sous haute surveillance”. Il y a tout juste deux ans (mars 2014), Béziers devenait, avec l’élection de Robert Ménard à la tête de la mairie, grâce au soutien du Front National, la plus grande municipalité de France gérée par l’extrême droite. Depuis, Robert Ménard ne cesse d’alimenter, par ses provocations répétées, la polémique. Au point d’être devenu le maire le plus controversé de France. L’enquête rend bien (c’est beaucoup dire) compte des thèmes et des coups de force idéologiques clivants de l’ancien secrétaire général de “Reporters Sans Frontière”.

M6 à Narbonne, décevant Capital ! Suite…

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Hier, Jacques Bascou, entouré des DGS de la Ville et du Grand Narbonne, tenait une conférence de presse. On comprend que la vision du reportage de M6 l’ait particulièrement révolté. A Narbonne et ailleurs, quelques soient les sujets, l’audience à la télé est synonyme de raccourcis et de sensationnel. Les « scandales » y sont recherchés, et le plus souvent hélas! de toutes pièces fabriqués. Et sur un sujet comme « le gaspillage de l’argent public », si des personnages ou des circonstances particulières le permettent, le succès est d’avance assuré. Avec le risque de nourrir une forme violente de populisme où s’échangent insultes publiques et mises en cause personnelles. Sur ce terrain là, on ne me trouvera pas ! Je l’ai déjà dit implicitement hier, je persiste et signe encore plus clairement aujourd’hui. Venons en donc au fond du sujet, puisque les chiffres officiels nous ont été, par Jacques Bascou lui même, communiqués. Un sujet, celui de l’évolution des personnels de la fonction publique territoriale, qui oblige désormais à raisonner en terme de budget consolidé. Narbonne ayant transféré des pans entiers de ses compétence au Grand Narbonne, les personnels liés, comme celui des autres communes membres, auraient donc du suivre, et la masse salariale de chacune des villes, à périmètre égal, logiquement baisser. Sans que celle de l’agglo bien entendu augmente, puisque l’intercommunalité a été instaurée pour mutualiser et réaliser des gains de productivité. Eh bien, les propres données fournies en conférence de presse (Je n’ai pas de raisons sérieuses pour les contester !) démontrent que la raison d’être de ces intercommunalités a été manifestement détournée. En effet, sur la période 2008-2012, ce n’est pas, au mieux, une diminution du personnel global Agglo-Ville, voire une stagnation, qui est constatée, mais une augmentation de 258 unités (176 pour la Ville et 82 pour l’Agglo) ! Là est le seul problème sérieux qui mérite d’être posé et publiquement discuté. Un phénomène, je le précise pour des esprits distraits ou oublieux, qui n’est pas propre à notre territoire et à la coalition de partis qui le gouverne. On le constate aussi bien à Béziers, Perpignan, à Alès et à Nîmes, pour rester en Languedoc Roussillon…En conclusion provisoire, retenons donc que, sur la Narbonnaise, à contrario des efforts de maîtrise des coûts de fonctionnement, qu’il eut fallu entreprendre dans un contexte de crise durable des finances publiques, c’est l’inverse qui a été privilégié . Une sous estimation grave de cette crise, qui sera, in fine, par les contribuables payée. Cela seul suffit, qui n’est pas rien, à être relevé  !