
Ciel gris! Pluie. Fine… Et ce souvenir de Charlène, ma petite fille déjà grande (mais pourquoi donc aujourd’hui précisément ?) A sept ans peut-être! et s’efforçant de me réciter ce poème:
Il est un air pour qui je donnerais
Tout Rossini, tout Mozart et tout Weber,
Un air très vieux, languissant et funèbre,
Qui pour moi seul a des charmes secrets.
Or, chaque fois que je viens à l’entendre,
De deux cents ans mon âme rajeunit :
C’est sous Louis treize ; et je crois voir s’étendre
Un coteau vert, que le couchant jaunit,
Puis un château de brique à coins de pierre,
Aux vitraux teints de rougeâtres couleurs,
Ceint de grands parcs, avec une rivière
Baignant ses pieds, qui coule entre des fleurs ;
Puis une dame, à sa haute fenêtre,
Blonde aux yeux noirs, en ses habits anciens,
Que, dans une autre existence peut-être,
J’ai déjà vue… — et dont je me souviens !
Merci pour ce beau texte que l’on garde dans une partie de notre mémoire et que l’on a plaisir à retrouver sans avoir du le rechercher.
Help!!! Mais qui donc a écrit ce poême ? Honte à moi , mais je ne m’en souviens plus ! Et je ne dois pas être la seule ! Merci
Cela me revient ! Gérard de nerval , Fantaisies ! Ouf !
Gérard de Nerval!
Bien, bien!
Il évoque le Valois, vieille province de la France du nord, où j’ai longtemps habité et d’où je rêvais au midi en lisant (notamment) votre blog !
Dites moi, dites moi … Le Midi est-il toujours un rêve, pour vous, ou le vivez vous ?