Une gratuité bien peu gracieuse.

Afficher l'image en taille réelle

 

 

Une décision municipale présentant l’aspect le plus consensuel et le plus démocratique que l’on puisse imaginer lue dans la presse narbonnaise : « Le samedi les parkings resteront gratuits ». Ceux du centre ville, plus précisément. Qui, en effet, pourrait être contre un tel acte de générosité politique en ces temps de crise ? Personne, évidemment ! Sauf que, « ce manque à gagner », il faudra bien que quelqu’un le finance. Ce sera donc, à défaut de l’automobiliste résidant ou pas, le contribuable local usant de ses seules jambes pour se déplacer. Ainsi, ma voisine de 82 ans qui  se meut pédestrement, à l’aide d’une canne, et qui, tous les mois, paye ses impôts subventionnera-t-elle mon coiffeur qui, chaque samedi, scotche ostensiblement devant son enseigne le dernier modèle de 4X4 BMW . Une bien curieuse manière de lutter contre les inégalités sociales, d’inciter aux déplacements doux et d’encourager au respect des règles de la civilité…

Commentaires (2)

  • Avatar

    ines

    |

    jamais content monsieur santo un vrai raleur mais sans proposition aucune !

  • Avatar

    Michel Santo

    |

    Eh!Oh! je ne suis candidat à rien…Je constate simplement, à travers ce petit billet sans méchanceté que, sous la plage de la gratuité, se cachent les oursins d’une réalité bien
    peu…comment dit-on déjà dans le jargon politicien? Ah oui! antisociale. Un billet que j’aurais écrit aussi bien si j’habitais à Perpignan ( à droite ) ou Cornichon de la Fressange (
    au centre )

Les commentaires sont fermés

Articles récents

  • 𝟐𝟎 𝐡 𝟎𝟐
    20 h 02 La terrasse du 89 Les premiers martinets Cris sur les toits Le cri seul Partager :ImprimerE-mailTweetThreadsJ’aime ça :J’aime chargement… […]
    Aucun commentaire
  • 𝐋𝐚 𝐩𝐥𝐚𝐜𝐞.
    Trop de bleu Trop de soleil Un jour d’été Du mondesur la place À l’ombre duSoleil Noir Partager :ImprimerE-mailTweetThreadsJ’aime ça :J’aime chargement… […]
    Aucun commentaire
  • 𝐋’𝐢𝐧𝐚𝐭𝐭𝐞𝐧𝐭𝐢𝐨𝐧.
    Louis a posé le livre.Table nue.La Corrida du 1er mai, Cocteau. 1957. Grasset. Partager :ImprimerE-mailTweetThreadsJ’aime ça :J’aime chargement… […]
    Aucun commentaire
  • 𝐏𝐫𝐞𝐬𝐪𝐮𝐞 𝐫𝐢𝐞𝐧.
    Presque tout s’efface.Les sensations passent. Disparaissent. Partager :ImprimerE-mailTweetThreadsJ’aime ça :J’aime chargement… […]
    Aucun commentaire
  • 𝐋𝐞 𝐦𝐚𝐭𝐢𝐧.
    𝐋𝐞 𝐦𝐚𝐭𝐢𝐧 Le matin entre Comme avant Quelque chosene suit pas Une robe bleue dans le placard. Partager :ImprimerE-mailTweetThreadsJ’aime ça :J’aime chargement… […]
    Aucun commentaire

En savoir plus sur Contre-Regards

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Continue reading