Vive la crise!


Narbonne pète la santé et ses
commerçants du centre ville entendent nous le faire savoir par la voix de leur président qui, désormais, parle comme un employé municipal. Un effet sans doute de la mise à disposition d’un fonctionnaire territorial auprès de son association. Mais laissons cela de côté, qui n’a pas d’importance, pour nous réjouir de ce vent d’optimisme, qui nous porte à espérer :
« Qu’avec la santé, sous un ciel clément et avec ardeur, le coeur de ville entend battre très fort en 2010. ». Et à  nous persuader que nous vivons dans la seule ville du monde qui ne connaît pas et ne connaîtra jamais la crise. Sans nous préciser cependant que cela fait près d’un demi-siècle qu’elle cumule toutes les caractéristiques d’un territoire socialement déclassé et que la crise est chez elle une réalité de tous les jours. Un vent d’optimisme certes bienvenu en ce début d’année, mais qui finit, par habitude, par se colorer du vert de l’insouciance, et, par confort, par emporter tout esprit critique dans les basses eaux de la démagogie.

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