𝐀̀ 𝐁𝐞́𝐳𝐢𝐞𝐫𝐬, 𝐝𝐞𝐬 𝐯𝐢𝐠𝐧𝐞𝐫𝐨𝐧𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐥𝐞 𝐫𝐞́𝐞𝐥 !

Cinq mille viticulteurs descendent sur Béziers aujourd’hui. Ils veulent sauver la viticulture. Ils réclament des primes pour arracher, des subventions pour distiller, des aides à la reconversion, des reports de dettes, des ristournes sur l’électricité, des compensations sur le gazole.

La liste est longue. Trop longue.

Personne ne remplira les tonneaux percés d’un modèle qui ne tient plus debout. Ni l’État, ni Bruxelles.
Un de leurs appels à manifester en 2023 disait mot pour mot la même chose. Toujours les mêmes mots, toujours les mêmes demandes.

Comme si répéter les mêmes revendications, année après année, pouvait changer quelque chose. Comme si les subventions, tous les ans ou tous les deux ans, allaient résoudre le problème.


Le monde boit moins de vin. C’est comme ça. Moins de rouge, surtout. Les habitudes changent. Les volumes baissent. Le climat frappe dur. Dans le Midi, les récoltes fondent, les marges disparaissent, les caves débordent. Au lieu de s’adapter, on tend la main.


Le syndicalisme viticole rêve encore des années soixante. Des rendements fous, des camions-citernes, des subventions à flots. On parle d’export, de terroir, de qualité. Mais on agit comme avant. Toujours la même antienne : « L’État doit payer. »


Le vin n’est plus la boisson de tous les jours. C’est un produit de choix, de culture, de plaisir mesuré. Ce n’est pas une catastrophe, c’est une mutation. Le vrai problème, c’est que certains refusent de le voir.


Le vrai courage ? Pas d’arracher des hectares aux frais du contribuable. Mais de regarder la réalité en face. Produire moins. Produire mieux. Produire autrement.


La crise est là. Elle ne partira pas. Il faut choisir : s’adapter ou disparaître.

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