𝐋𝐞 𝐩𝐨𝐢𝐝𝐬 𝐝𝐞 𝐥’𝐞𝐧𝐜𝐫𝐞.

L’Europe s’efface derrière ses dossiers. Un document vient de paraître, préparé en vue d’un sommet informel de l’UE en février. Berlin et Rome y parlent d’une seule voix. C’est un constat sur nos propres murs.
L’Europe est une machine qui grippe. Le texte cite les chiffres du Fonds monétaire international. Ils sont brutaux. Entre nos pays, les barrières internes fonctionnent comme des droits de douane. Quarante-quatre pour cent sur les marchandises. Plus de cent dix pour cent sur les services. Nous nous entravons quand le monde court.
L’homme de Washington revient avec ses menaces. Mais le mal est ici. Le rapport Draghi l’a établi : notre revenu par habitant reste très en retard sur celui des États-Unis. L’Europe investit structurellement moins dans la recherche et l’innovation, notamment dans les secteurs décisifs. Nous gérons des formulaires quand ils inventent le siècle.
Berlin et Rome demandent de l’air. Moins de papier, plus d’usines. Des permis rapides. Le marché unique doit redevenir un espace, pas un labyrinthe.
En février, les chefs d’État se réuniront pour ce sommet de la dernière chance. On ne répond pas à la force par de la bureaucratie.
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