Chroniques

𝐍𝐚𝐫𝐛𝐨𝐧𝐧𝐞 𝐬𝐞𝐥𝐨𝐧 𝐥𝐞 𝐦𝐞𝐞𝐭𝐢𝐧𝐠.


𝐃𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐦𝐞𝐞𝐭𝐢𝐧𝐠𝐬, 𝐥𝐚 𝐯𝐢𝐥𝐥𝐞 𝐯𝐚 𝐭𝐨𝐮𝐣𝐨𝐮𝐫𝐬 𝐭𝐫𝐞̀𝐬 𝐦𝐚𝐥.
𝐂’𝐞𝐬𝐭 𝐦𝐞̂𝐦𝐞 𝐥𝐚 𝐜𝐨𝐧𝐝𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐮 𝐬𝐮𝐜𝐜𝐞̀𝐬 : 𝐢𝐥 𝐟𝐚𝐮𝐭 𝐝𝐞𝐮𝐱 𝐜𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐩𝐞𝐫𝐬𝐨𝐧𝐧𝐞𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥’𝐚𝐩𝐩𝐥𝐚𝐮𝐝𝐢𝐫.

Deux cents personnes au Palais du Travail.
Une salle acquise.
Des applaudissements nourris.

Narbonne serait dirigée par un « clan ».
Dans l’intérêt de « quelques-uns ».
On devine des affaires.
Elles restent prudemment sans nom.

Narbonne serait aussi devenue une « vitrine pour retraités aisés ».
Qui « acquiescent à tout ».

Dans une ville où beaucoup de retraités comptent chaque mois, la formule est surtout révélatrice.
Le mépris social se cache parfois dans les slogans.

Puis vient la figure imposée du meeting.

La communication municipale ferait croire que tout va bien.

Mais en réalité tout irait mal : attractivité en berne, ville qui recule, avenir sombre.

Curieux pays.

Les statistiques nationales, les évolutions démographiques, les classements d’attractivité racontent souvent autre chose.

Une ville qui continue d’attirer.
Une population qui progresse.
Des projets qui avancent.

Mais dans un meeting, la réalité a un défaut : elle résiste aux slogans.

Alors on simplifie.
On accuse.
On noircit.

Et la salle applaudit.

Le meeting s’est terminé sous les ovations.

Narbonne, elle, continuait simplement d’exister dehors.

𝐈𝐥𝐥𝐮𝐬𝐭𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 : 𝐋𝐚 𝐭𝐨𝐮𝐫 𝐀𝐲𝐜𝐞𝐥𝐢𝐧 𝐝𝐞 𝐍𝐚𝐫𝐛𝐨𝐧𝐧𝐞.

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