𝐋𝐞 𝐩𝐫𝐨𝐜𝐞̀𝐬 𝐞𝐭 𝐥𝐚 𝐡𝐨𝐧𝐭𝐞.

Au procès en appel de l’assassinat de Samuel Paty, un avocat a parlé. Il n’a pas défendu. Il a sali. Dans le prétoire, lieu de droit et de mesure, l’infâme a trouvé une voix. Des mots pour déplacer la faute. Des mots pour suggérer. Sous la robe, l’excuse morale du crime affleure.
Samuel Paty est mort pour avoir enseigné. Il montrait des dessins dans un cadre légal. Il croyait au sanctuaire de l’école. Rien ne justifie le soupçon jeté sur la victime. Rien ne permet de tordre le réel pour flatter une clientèle.
La défense n’est pas la compromission. La liberté de parole n’autorise pas l’indignité. Ce procès juge un crime, mais il révèle aussi ce qu’un pays tolère. Certains avocats oublient que la parole engage. Il y a des mots qui tuent une seconde fois.
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