𝐋𝐞 𝐬𝐨𝐥𝐝𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐫𝐨𝐬𝐞.

La scène se passe à Bondy. Jean-Luc Mélenchon parle des socialistes. Il ne les combat plus, il les évalue. « Ils ne vont pas nous coûter trop cher à acheter », dit-il.
Le verbe est précis. On n’achète que ce qui est à vendre.
Le PS d’Olivier Faure a déposé le bilan. Pour quelques sièges, pour un sursis municipal, les héritiers de Jaurès acceptent le tarif de groupe. Ils ne négocient plus des idées, ils bradent des renoncements.
La musique intérieure du parti s’est tue. Il ne reste que le bruit d’un tiroir-caisse et l’odeur d’une fin de série.
S’allier au deuxième tour avec LFI n’est pas une stratégie, c’est une abdication de l’esprit. Quand on renonce à sa propre voix pour devenir l’écho d’un voisin, on ne gagne pas des voix, on perd son âme.
La rose est fanée.
Elle ne sent plus que la peur de disparaître. Mélenchon, lui, a l’honnêteté des vainqueurs : il traite ses alliés comme des marchandises. Et le pire n’est pas l’insulte, c’est que les dirigeants du PS semblent d’accord sur le prix.
À quel moment le renoncement devient-il une identité ?




