17h 30 ! J’ai besoin d’air, de marcher, de respirer.

Me.27.12.2023

17h 30 ! J’ai besoin d’air, de marcher, de respirer. Ce n’est pas raisonnable ! Un gros rhume a suivi ce qui ressemblait à une petite grippe. Et rester au chaud n’est pas la panacée. On se traîne, le souffle est plus court et le corps plus lourd. Dehors, il fait nuit. Et la même foule de tous les soirs de ces mêmes fééries, vêtue de noir, qui déambule mollement. Elle passe de la fête foraine, rive droite, au marché de Noël, rive gauche ; puis s’arrête place de L’Hôtel de Ville. Là, des jeux de lumière magnifient sa façade et la tour Aycelin. De petits groupes se forment, smarphones tendus. On prend des photos, on rit. Devant le grand sapin étoilé de jaune et de bleu, des enfants posent. Une compagnie de percussionnistes affublés de bonnets rouges à pompons blancs fait le spectacle. Ça tape fort ! et toujours sur les mêmes rythmes. Qui me tendent les nerfs. Les badauds néanmoins apprécient. Ils se dandinent et se filment, leurs portables en mains. Il est très difficile de circuler au milieu de cette multitude compacte. Cependant, une petite troupe de soldats armés s’efforce d’avancer en colonnes par deux. Ils sont six et portent un béret rouge. La foule les ignore, va et vient, excitée, brise leur discipline, casse leur unité. Rien d’autre ne compte que ce moment d’un bonheur insouciant. Pour tous gens, ces jeunes hommes en tenue de combat n’existent tout simplement pas. Ils se dirigent vers le cloître. Je les suis. La galerie qui encadre la cour est faiblement éclairée dans les coins par des lampes torches de type médiéval. Elles diffusent une lumière de toute beauté. L’endroit, peu fréquenté, est  empreint de mystère et de solennité. Un moment propice à la reconstitution du petit groupe de militaires. Ils sont du 3ème Rpima. Nous échangeons nos numéros de brevet. J’étais jeune alors :18 ans et demi ! Je ne me souviens pas du premier Noël passé dans ce régiment. Ni des autres d’ailleurs ! Au centre de la cour du cloître, sous une cloche de plexiglas, une crèche. Avec un ange dominant toute la scène. Qui suscite le respect et impose le silence. Pour rentrer, j’ai pris les boulevards extérieurs. Vides ou presque…

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