Nuit courte.
Dans ce moment de l’éveil où défilent des images floues.
Une se détache.
S’éclaire.
La scène devient nette.
Un petit chien.
Poil ras.
Léger.
Il est à mes pieds.
Puis, comme un oiseau qui se pose, il vient sur mes genoux.
Il s’allonge contre moi.
Corps à corps.
Ma nièce le tient en laisse.
Elle m’explique qu’il a été abandonné.
Qu’il est très gentil.
Je sens sa chaleur.
Une chaleur vivante.
Nous sommes dans le parc de l’établissement où vit sa mère.
La dernière des frères et sœurs de Simonne.
La dernière d’une famille de neuf enfants.
Puis l’image s’efface.
Je reste éveillé.