
Dans son éditorial du jour de L’Indépendant,
Pierre Mathis s’inquiète
de la dégradation des résultats scolaires.
Constat : classement PISA à l’appui.
Puis vient l’explication.
La finance.
L’immobilier.
La spéculation.
On ne sait pas très bien
comment un appartement acheté à Narbonne
ou à Toulouse fait baisser le niveau
en mathématiques d’un collégien,
mais l’affirmation est lancée.
Pourquoi les élèves lisent-ils moins ?
Pourquoi maîtrisent-ils moins bien
les fondamentaux ?
Pourquoi les écarts se creusent-ils ?
Mystère.
La finance est passée par là.
Le raisonnement a l’avantage
de tout expliquer.
Et donc de ne plus rien expliquer.
Que le métier d’enseignant
ait perdu en prestige et en attractivité
est une question sérieuse.
Que l’école souffre d’une crise profonde
est une évidence.
Mais invoquer la spéculation immobilière
pour expliquer les résultats de PISA
revient à expliquer la pluie par le péché.
On quitte la sociologie.
On entre dans la théologie.