
Je tire les rideaux de la cuisine,
regarde les couleurs du ciel,
jette un œil sur le grand lilas de Perse,
mets en route la cafetière,
attends la première tasse,
la tiens à deux mains,
m’assois devant la fenêtre,
à sa place,
goûte la chaleur et l’odeur du café,
m’attarde sur le lilas,
attends les premiers remuements
de ses branches les plus hautes et légères,
m’émeus de sa vie sur un fond de ciel rose.
Comme tous les matins, au lever du jour.
Avant elle, après nous.
Cette lumière aveuglante
dans le grand salon, à présent.