Il nous fut psalmodier en avril un « réenchantement du rêve français » et « un changement dès maintenant » assuré. C’est de leur enterrement lors des vœux par notre Président formés qu’il s’agit à présent de fêter ; jusqu’à la fin de l’année seulement, promis juré ! Et le premier ministre Ayrault dans « Le Monde » , et la foulée, de claironner, comme tant d’autres avant lui, sa foi en « un nouveau modèle français ». Un chapelet de clichés et de vœux pieux égrenés dans un style administratif propre à endormir une promotion de sous-préfets. De ce raide poulet goûtons cette hollandienne citation : « la France n’est pas un problème, la France est la solution ! » ; déclamation à laquelle je ne comprends rien et qu’à Depardieu l’interprétation, je demanderai…
Le même Président alors candidat reprochait à son prédecesseur d’invoquer la crise pour expliquer son bilan et lui reprochait un taux de chômage élevé. Aujourd’hui à son tour il invoque la
crise et nous parle du chômage. Lorsqu’on évoque l’Allemagne on nous rétorque qu’en Alllemagne il y a beaucoup de salaires très faibles et que c’est grâce à cela que l’Allemagne va mieux.
Explication facile qui exonère nos dirigeants d’effectuer de réelles économies budgétaires.
Oui j’entends comme vous cette même petite musique selon laquelle l’Allemagne serait la responsable detous nos maux. Avec cette variante cynique: qu’elle augmente ses salaires pour relancer la
consommation et donc la relance en Europe; ce qui éviterait à notre pays notamment de revoir ses fondamentaux budgétaires et sociaux…