Trump et l’Europe : le théâtre des apparences.

Davos n’a pas fait « reculer » Donald Trump. Il a simplement rappelé que l’Europe parle quand l’Amérique décide.

L’Union européenne reste structurellement dépendante. Militairement d’abord. Sans les États-Unis, l’Ukraine ne tient pas. Les faits sont là : Zelenski négocie aujourd’hui un cessez-le-feu à Abou Dhabi avec Washington et Moscou, pas avec Bruxelles. Une OTAN sans les États-Unis n’est pas une alliance, c’est une hypothèse théorique.

Dépendance technologique ensuite. Services numériques, cloud, semi-conducteurs, intelligence artificielle : l’Europe consomme, régule, mais ne maîtrise pas. Elle sanctionne les plateformes américaines tout en vivant sous leur infrastructure. La souveraineté proclamée ne compense pas l’impuissance industrielle.

Économiquement enfin, l’Europe est tout sauf un bloc. Le vote du Parlement européen contre Mercosur le montre crûment. Il fragilise le cœur industriel du continent, à commencer par l’Allemagne, qui pousse à une application provisoire de l’accord pendant que la France s’y oppose frontalement. Unité de façade, intérêts divergents, stratégie absente.

Dans ce contexte, parler d’un « recul » de Trump relève de l’autosuggestion. Trump ne cède pas à l’indignation morale, mais aux rapports de force. Or l’Europe n’en construit aucun : ni militaire, ni technologique, ni commercial.

Tout s’est d’ailleurs conclu comme toujours : par une négociation directe entre Donald Trump et Mark Rutte, secrétaire général de l’OTAN. Preuve supplémentaire que, derrière les tribunes et les récits, les décisions se prennent ailleurs.

Le vrai danger n’est pas la brutalité de Trump. C’est l’illusion européenne de compter sans pouvoir. Se raconter des victoires symboliques à Davos pendant que les décisions se prennent ailleurs. Le déni stratégique est plus confortable que la lucidité. Il est aussi plus dangereux.

𝐋𝐞 𝐩𝐨𝐢𝐝𝐬 𝐝𝐞 𝐥’𝐞𝐧𝐜𝐫𝐞.

L’Europe s’efface derrière ses dossiers. Un document vient de paraître, préparé en vue d’un sommet informel de l’UE en février. Berlin et Rome y parlent d’une seule voix. C’est un constat sur nos propres murs.

Peut être une image de texte qui dit ’MUNICIPALE O 202b HOTEL DE El D VILLE’

𝐋𝐞 𝐝𝐞́𝐜𝐨𝐫 𝐞𝐭 𝐥𝐞 𝐯𝐢𝐝𝐞.

Peut être une image de texte qui dit ’MUNICIPALE O 202b HOTEL DE El D VILLE’

Dans un journal local. Une ville parmi d’autres. Le candidat de la gauche unie parle. On lit sa déclaration. On n’y trouve que des vieux mots. Accuser le maire de gouverner pour un « carré d’amis » appartient au décor usé. Ces phrases font du bruit, mais ne décrivent rien.

𝐋𝐞 𝐭𝐞𝐦𝐩𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐛𝐨𝐮𝐫𝐫𝐞𝐚𝐮𝐱.

L’Union européenne n’est pas lente. Elle hésite. Roberta Metsola, présidente du Parlement, réclame le classement des Gardiens de la révolution parmi les terroristes. Elle est seule. Aucun chef d’État ne porte sa voix. Ce n’est pas de l’audace. C’est un aveu de solitude.

𝐋𝐚 𝐫𝐨𝐮𝐭𝐞 𝐝𝐞 𝐒𝐨𝐩𝐡𝐢𝐞 𝐂𝐨𝐮𝐫𝐫𝐢𝐞̀𝐫𝐞-𝐂𝐚𝐥𝐦𝐨𝐧.

L’article est dans L’Indépendant. La décision de Sophie Courrière-Calmon ne m’étonne pas. Nous nous sommes croisés en ville. À ses mots, à ses silences, on devinait sa route. Pas une rupture. Un glissement.

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