Faculté de médecine de Montpellier. Créée au XIIIème siècle, elle est la plus ancienne faculté de médecine d’Europe.
Un camouflet, un revers, un déclassement… Montpellier échoue pour la quatrième fois à l’examen de l’Idex (1). Une claque monumentale, humiliante pour un Philippe Saurel qui ne cessede faire valoir l’excellence de Montpellier et « milite » pour un équitable partage des pouvoirs avec Toulouse. Toulouse qui, il faut le préciser, a obtenu ce label au premier tour de la première sélection. Un échec qui ne m’a pas surpris les fois précédentes, comme cette fois ci encore! Déjà quand j’étais en charge de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et des Transferts de Technologies, entre autres responsabilités, à la Région Languedoc-Roussillon, dans les années 90, et au moment de la création du pôle universitaire européen de Montpellier et du Languedoc-Roussillon, j’ai pu constater, et déplorer, la profonde division institutionnelle, géographique et disciplinaire de ce milieu fait d’universités et d’organismes de recherche où la concurrence, à tous les niveaux, n’a rien à envier à celle qui fait loi dans les secteurs industriels et des services; et de la politique. Loin de l’image d’Épinal de « gentils universitaires » soucieux du seul intérêt général de leur communauté scientifique et éducative, la guerre des egos et des chapelles y est, en son sein, en effet, tout aussi féroce qu’ailleurs.
Démission exigée par François Hollande ou démission donnée par madame ChristianeTaubira, peu importe, sa sortie était de toute façon programmée pour une raison politique de court terme évidente, son opposition au projet de loi de révision constitutionnelle, d’une part, et pour celle, plus stratégique, de son incompatibilité totale avec la stratégie présidentielle de recentrage vers le centre-droit, de l’actuel occupant de l’Élysée.
C’est Pierre Mathis qui signait l’Édito de l’Indépendant d’hier (25 janvier 2016). Son sujet? La contestation sociale et politique par des mouvements et courants hétéroclites, souvent marginaux:
Aujourd’hui la contestation n’est pas structurée par une pensée mais une sorte de guérilla spontanée naissant çà et là devenant abcès de fixation : barrage dans Le Tarn, une ligne de TGV dans les Alpes… Il serait trop facile de négliger ces formes de contestation parce qu’elles sont minoritaires hétéroclites dans leur composition, marginales dans leur mode de vie. Elles sont aussi le signe d’une société bloquée où la contradiction n’existe plus vraiment.
Les responsables de cette situation? Précisément, nous dit Pierre Mathis, ce sont:
Les jeunes très politisés des années 60 et 70, (qui) depuis qu’ils sont vieux, ont tellement renié leur engagement qu’ils ont construit une société où la contestation est à la marge. Et désespérée.
J’en suis, de ces jeunes des années 60 et 70. Et je ne vois pas de grandes différences entre hier et aujourd’hui sur ce que notre éditorialiste présente comme une nouveauté dans le champ politique: la « contestation à la marge ». Sous des formes différentes, évidemment, elle existait déjà dans ces années là : « jacqueries », groupuscules prônant la lutte armée etc… Par contre, ce qui a bel et bien disparu ce sont les projet et utopies englobants, comme le communisme et ses variantes plus ou moins socialistes pour « offrir » le débouché universel d’une société sans contradiction à ces « contestations ». Dire que ma génération en serait la responsable, comme elle le serait aussi de la chute du mur de Berlin, de l’effondrement politique et économique du « socialisme réel », ou « auto-gestionnaire » à la mode de Tito ou de la CFDT de l’époque, du non-renouvellement des élites, des pratiques, des programmes et des projets des grandes organisations politiques et syndicales… est à tout le moins osé, pour ne pas dire « gonflé ». L’aurait-elle voulu, « ma génération », qu’elle n’aurait rien pu faire contre cette tendance – lourde – de nos sociétés, où l’autonomie de l’individu et des « tribus » (Cf: Michel Maffesoli) semble primer sur la mobilisation autour de « lourdes » utopies sociales et politiques. Mais cela est plus difficile à comprendre. Et cibler la génération « 68 » de tous nos maux présents, passé et à venir est, comme dit la chanson, si facile…
Entretien Régis Debray : « L’œcuménisme est partout en crise » Nicolas Truong. La version intégrale publiée dans « La Matinale » du Monde, édition du 26 janvier 2016.Du foulard au blasphème, des cantines scolaires au financement des cultes, l’écrivain explique que c’est par la pratique que la France fera vivre son pacte laïque.
Enfin, la décision a été prise: la collection de cépages, unique au monde, située sur des terrains appartenant, anciennement au groupe Listel, dans l’Hérault, gérée par l’INRA sera transférée sur le site de la station de Pech Rouge, à Gruissan (1). Et ce comme je le proposais déjà, dans les années 90, quand j’avais la responsabilité de la Recherche et des Transferts de Technologie, notamment, à la Région Languedoc Roussillon, crédits de la CEE à l’appui ! Pour la petite histoire, il est bon de rappeler que les délégués régionaux de l’INRA avec qui je « travaillais » de concert, durant ces années là, Alfred Conesa et Daniel Boulet, étaient de mon avis. Mais ils se heurtaient malheureusement à leur Direction Générale, et à sa tutelle ministérielle, privée de moyens financiers pour accompagner ce transfert. Je constate aussi que les arguments avancés aujourd’hui pour justifier ce transfert sont exactement les mêmes que ceux que nous exposions à l’époque. Et que, jusqu’à aujourd’hui encore, des vignerons, notamment ont cru bon de se mobiliser contre…
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