Pas d’amalgame et autocritique!

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Le recteur de la Grande Mosquée de Paris Dalil Boubakeur, quelques jours après les attentats qui ont ensanglanté la capitale vendredi soir: « Nous sommes tous des victimes de cette barbarie », a-t-il encore déclaré, avant d’inviter à refuser tout« amalgame » entre les musulmans de France et « les gens qui s’appellent musulmans, mais qui pourraient s’appeler barbares, ce serait plus juste ». Et je lis encore aujourd’hui des posts de français de confession musulmane qui, comme en janvier, expliquent que ces fous, ces terroristes « n’ont rien à voir avec l’islam ». Bien! Mais comme le dit justement Dominique Greiner dans son édito de la Croix d’hier: « Ils doivent bien admettre qu’elles ont été perpétrées au nom de l’islam. Et ils auront beau s’en dissocier, dire incarner une autre conception de l’islam, citer des versets contradictoires du Coran, mettre en garde contre une conception erronée du djihad (la « guerre sainte »), ils ne pourront éviter de se demander pourquoi et comment leur tradition d’appartenance a pu faire l’objet d’une telle perversion. Pourquoi et comment leur religion, présentée comme vecteur de paix, a conduit certains à devenir des anges de la mort ? » C’est cela, en effet, l’urgence!  Et refuser de l’engager, cette autocritique, au seul motif de refuser l’amalgame, c’est laisser prospérer l’idée que l’islam est substantiellement violent, que la oumna s’impose aux lois de la République…

 

La tentation munichoise, toujours et encore…

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L’entendez-vous et la lisez-vous comme moi cette petite musique de fond qui court, mezza voce, dans nos médias et sur les réseaux sociaux: « Non, nous ne sommes pas en guerre, l’affirmer c’est faire le jeu, entrer dans le piège tendu par ceux qui l’ont ouverte, sur notre propre sol ». Que nous soyons membre d’une coalition internationale, et que nous bombardions en Syrie et ailleurs en Irak, les positions du proto État de l’E.I.L  (Daesch), ne seraient donc pas la première manifestation que nous y sommes engagés, sans troupes au sol, certes, mais que nous y sommes bel et bien, en guerre. Je ne connais pas d’autres mots pour désigner cette sorte d’engagement militaire là.

Aux « armes » citoyens!

14 novembre

L’horreur, ce matin. L’horreur et la stupeur devant ces images d’épouvante. Un immense chagrin à la pensée des victimes, de leurs familles, de leurs amis; de leurs souffrances et de leurs peurs. Nous savions que cela se produirait un jour, tout en gardant malgré tout l’espoir qu’un tel drame ne viendrait jamais endeuiller notre cher et vieux pays. Mais nous ne pouvions imaginer un assassinat de masse d’une aussi forte et abominable intensité.

Région LRMP:Régionales2015. Valls siffle enfin la fin de la chasse au « Reynié »…

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Le candidat de Les Républicains, Dominique Reynié PHOTO/© D.R

« Régionales / Stupéfait par l’acharnement médiatico-obscène dont fait l’objet Dominique Reynié (LR) depuis un mois. Mauvaise foi, suivisme et manipulations caractérisées de la part des médias. Le journalisme se meurt ? C’est tout ce qu’il mérite. » C’est Hubert Vialatte, le rédacteur en chef de la lettre M, qui l’affirme sur sa page Facebook.

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Un constat qu’il n’est pas le seul à faire. Même le premier fédéral du PS de l’Hérault Hussein Bourgi s’étonne de cet acharnement initialement « scénarisé », par Jean Pierre Grand, le sénateur « LR » du 34, figurant désormais sur la liste Saurel, scénario selon lequel D.Reynié serait inéligible. C’est dire!

Région LRMP: Régionales2015. Du débat entre la J.C.E de Toulouse et les candidats en présence, que retenir?

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Carole Delga, Damien Lempereur, Gérard Onesta, Dominique Reynié et Philippe Saurel (Crédits : Rémi Benoit)

Cinq candidats aux élections régionales en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées (Carole Delga, Damien Lempereur, Gérard Onesta, Dominique Reynié et Philippe Saurel) ont débattu à Toulouse ce 10 novembre à l’invitation de La Tribune-Objectif News et de la Jeune Chambre Économique. Alexandre Léoty, en rend compte dans son article mis en ligne hier. À sa lecture, ce qui frappe l’esprit du lecteur, c’est la distance qui sépare les attentes et les priorités du public concerné et les propositions avancées par les candidats.

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Résultat, avec 80 % de participation : renforcer l’aide aux PME (18,8 %), développer les liaisons ferroviaires LGV (16,5 %) et maîtriser les finances publiques (15,9 %). Ce qui m’amène à faire trois observations. La première, sur  l’aide aux PME, pour constater que la réforme territoriale ne change pratiquement rien sur le nombre et la qualité des aides directes et indirectes aux entreprises et que les outils de financement permettant le renforcement de leurs fonds propres (sociétés d’investissements, de l’État et des Régions, et fonds de garanties) existent déjà depuis la naissance des régions en tant que collectivités territoriales, au moins depuis 1986). La deuxième, sur les liaisons ferroviaires, pour préciser que la programmation des LGV/TGV ne dépend pas des futures régions, à l’inverse des transports régionaux, notamment les TER, qui eux sont de compétences exclusives des futures régions. Enfin, sur la maîtrise des finances publiques qui, je le rappelle, est l’un des objectifs visés par cette réforme territoriale, à l’exception de Dominique Reynié, tout se passe comme si les candidats avaient décidé de n’en point parler, voire de faire des propositions aux effets financiers contraires…

À l’évidence, et au regard de ce qui précède, grand est le décalage entre l’offre politique des candidats en présence et les attentes du public de jeunes entrepreneurs hier, comme celle, de manière générale, des habitants de cette future grande région, aujourd’hui et demain. Afin de le réduire, et pour se faire entendre des électeurs, il importe donc que leurs programmes se concentrent sur les grandes compétences, exclusives, régionales (formation, transports, aménagement du territoire, notamment), avec des objectifs clairs et en nombre limités, présentés dans un contexte et un engagement de maîtrise des coûts de fonctionnement et, plus largement, de la dépense publique…

Lien: article de Alexandre Léoty (ici)

 

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