Contre-Regards

par Michel SANTO

De l’estime de soi…et des autres!

On connaît la distinction des ordres entre le juridico-politique et la morale (oh le vilain mot !), et ses effets sociaux. On peut, en effet, tenir des paroles attentatoires à la dignité d’une personne ou d’un groupe social et ne pas être condamné par la justice civile, par exemple. Autrement dit, respecter la loi et se comporter de manière indélicate et déloyale (la définition familière du salaud).Tous les jours ou presque l’occasion nous est donnée d’en relever l’insupportable existence, notamment dans l’espace public. A des degrés plus ou moins élevés, comme cette dernière relance des petites affaires concernant Julien Dray dont la fédération de l’Essonne n’a pas retenue la candidature pour les prochaines régionales. Exprimant de ce fait un souci de décence assez rare dans la vie politique pour ne pas être positivement remarqué. Un souci que ne semblent pas partager nombre de dirigeants politiques de droite comme de gauche pour qui, à l’instar de la présidente de Poitou-Charentes : « Il y a la présomption d’innocence. Julien n’est toujours pas jugé et je trouve quand même inadmissible de lui faire subir la double peine ». Des dirigeants qui savent très bien de quel tissu est fait le costume de Julien mais qui s’empressent de le recouvrir du manteau de l’hypocrisie la plus cynique au motif encore plus indécent de le faire payer par Martine Aubry. Témoignant ainsi d’une absence totale de sens moral et d’une piètre estime de soi. Quant à celle des autres…

Chronique de Narbonne: Nouveau Narbonne se meurt !?

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Didier Mouly : «Je ne veux pas m’asseoir à une table où l’on parle de politique. En revanche, si on parle de défense des Narbonnais, d’expansion de la ville, alors là, je serai présent et avec moi Nouveau Narbonne». Un point de vue qui m’a tout l’air d’une ligne politique… Mais une ligne politique qui me paraît définitivement obsolète. Et qu’un Michel Moynier, même vainqueur aux dernières municipales avec l’estampille « Nouveau Narbonne » , aurait de toute façon, sur la durée, sérieusement amendée pour ne pas dire relâchée. Pour deux raisons simples.

L’inconséquence de nos grands et petits « féodaux » régionaux.

Unknown Voilà une réforme, celle des collectivités locales, que tout le monde attend depuis des lustres. Tout le monde à l’exception des  élus concernés, si j’en crois la réaction du plus grand nombre, et qui, dans l’instant même où elle est annoncée, mobilise au-delà du raisonnable toute leur énergie et leur mauvaise foi. Car qui peut contester qu’il faille en finir avec notre « mille-feuille administritavo-politique ». Son empilement, ses débordements et ses croisements de compétences. Son opacité et son illisibilité par le commun des contribuables-citoyens, l’accroissement continue de ses prélèvements fiscaux et de ses fonctionnaires. Que dire, comme le dit si bien Jean François Cros dans son dernier billet, de ce « … déchaînement local de tous les pontifes à qui l’on va arracher les parcelles de ce pouvoir de droit divin que leur a pourtant conféré le suffrage universel ! Même ceux qui furent, à l’image du « spinnaker » (voile moderne très légère et très creuse prenant bien le vent…) Montebourg, les fossoyeurs du Département se prennent à défendre cette collectivité qu’ils vouaient aux gémonies quand ils n’en détenaient pas les clefs. » Que dire donc sinon que leur attitude rappelle celle de ces grands féodaux de province qui refusèrent de voir que la cassette royale était vide, les institutions « décentralisées » obsolètes, la concentration des pouvoirs locaux entre les mains de « cumulards » insupportable. Cela fait près de trente ans en effet que le problème est posé et que les scénarios de sortie de cette situation sont connus ( les derniers en date étant ceux de la commission Balladur »). Il était donc temps d’agir. Et quoique imparfait (on y reviendra dans un prochain billet), le projet présenté par le gouvernement va dans le bon sens. Un bon sens que nos élus devraient  mobiliser afin de l’ améliorer plutôt que d’apparaître comme les gardiens d’un temple consacré à leurs seuls intérêts politiques, financiers et « symboliques » particuliers. Au détriment de celui qui seul compte, celui de «l’intérêt général».

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