La Frêchie craque,elle aussi!

Pour la première fois dans l’histoire de la cinquième République, le département de l’Hérault envoie un sénateur de droite siéger à la Haute Assemblée. En l’occurrence, Raymond Couderc, le maire UMP de Béziers. Qui succède, excusez du peu, à André Vézinhet le président du conseil général, élu récemment à l’Assemblée Nationale. Voilà donc un sénateur de droite élu avec des voix de gauche. Celles de grands électeurs ne voulant pas d’une candidate choisie par  l’ex- socialiste Frêche et son homme de main le toujours socialiste Navarro. Une candidate anonyme et dévouée dont la mission était de garder au chaud ce confortable mandat pour le refiler à son patron en 2008.Manœuvre grossière et annoncée, mais qui, enfin, s’est retournée en gigantesque gifle sur l’arrogante trogne de celui qui préside, hélas, aux destinées de cette région.

La guerre est désormais ouverte et publique. Et j’ai toujours pensé que les premiers coups de pioche viendraient de Vezinhet. C’est fait, et avec quelle force ! Elle sera aussi sans pitié. Car comme le dit le même Vézinhet, aujourd’hui dans le Midi Libre : « ne nous voilons pas la face, nous vivons ici sous le règne du clientélisme et de la terreur ! »

La ligne de partage à gauche est à présent claire. D’un côté ceux qui soutiennent le Président du Conseil Général de l’Hérault. De l’autre ceux qui, à l’instar du secrétaire fédéral royaliste de l’Aude et vice président de la Région Eric Andrieu considèrent encore ( ?) que Frêche est le meilleur d’entre eux.

Tout craque dans un PS en pleine dépression, la Frêchie aussi. 

Vite dit…

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Un de mes amis socialistes se plaignait, entre de vagues considérations sur la guerre des clans au sein de la gauche « plus-rien » (Noël Mamère), d’une presse totalement inféodée à la droite « tout-tout ».

Sans commentaire!

Sans commentaire! Voir ma chronique précédente.

Une pensée cependant pour le patron des socialistes audois qui, depuis sa prise de pouvoir, ne cesse de se tromper.

On l’entend encore proclamer que Frêche serait le meilleur d’entre eux. Ce qui, entre parenthèses, sur le plan de l’analyse politique relative à la situation du P.S et de ses élites, surtout audoises, n’est pas faux: on connaît l’estime qu’il leur porte. Et que Ségo serait à 60%, au deuxième tour des présidentielles, en terres cathares… Aïe! Il en manque 9, de points… Une paille! Que dis-je? Une poutre…

Ne réveillez pas les éléphants !

 imagePourquoi les éléphants vivent-ils plus longtemps que les souris ? Parce qu’ils ont, proportionnellement, un cerveau plus petit  et des pattes plus grosses ? Non, c’est du côté du cœur qu’il faut trouver la réponse, nous disent les scientifiques. Les petits animaux ont une fréquence cardiaque plus élevée que les gros. Autrement dit, le temps passe plus vite pour les petits. Faut-il transposer à l’homme politique ? La réponse après le deuxième tour des élections présidentielles et le deuxième tour des législatives. En attendant, nos gros mammifères doivent trouver le temps bien long. Chut! ne les réveillez pas…  

Bayrou n’est plus de droite!

 image A propos de Ségolène Royal : « En dix mois, elle a fait ce que le PS n’a pas été capable de faire en cinq ans », juge Arnaud Montebourg, l’un de ses porte-parole. C’est vrai ! Le dernier des dogmes qui lui restait, au P.S, vient de tomber. A Montpellier. Des ministres UDF, donc de droite, dans un gouvernement présidé par Madame Royal, et des accords de désistement aux législatives pour constituer une majorité présidentielle, voilà sa dernière initiative. Gonflée ! Qu’en pensent les Verts et le P C dont la survie dépend d’un quota de sièges qui leur assurent un groupe à l’Assemblée? Les élus du P.S ont-ils le sens du sacrifice au point de satisfaire Bayrou, Buffet et Voynet en même temps ? Ce qu’il y a de sûr, c’est que le Parti et les éléphants sont sur le cul. Et, quoiqu’il arrive, après ce coup d’état et de barre à droite, plus rien ne sera comme avant, à gauche… Sauf que Bayrou n’a aucun intérêt dans cette affaire. Son objectif, en effet, est d’occuper l’espace politique que n’a pas su, ou pu, créer le PS, et que tente de réaliser par une prise de risque considérable Ségolène. La compétition est donc lancée entre Bayrou et le P.S (avec qui aux manettes ?). Dans ces conditions, le Béarnais va donc pencher objectivement vers Sarko et subjectivement vers Ségo pendant ce deuxième tour et installer un Parti Démocrate qu’il voudrait  ressemblant, clin d’œil atlantiste, à ceux de la gauche anglo-saxonne. Son pari réussira-t-il ? Intéressant, mais incertain…Incertain, mais surtout improbable… PS : J’écrivais ces lignes le Mercredi 25. Voir l’analyse de Noblecourt dans  » Le Monde  » du Jeudi 26 en cliquant sur:  » Le bing bang social-démocrate du PS »    

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