𝐏𝐞𝐧𝐭𝐞𝐜𝐨̂𝐭𝐞 𝐚𝐮 𝐜𝐫𝐞́𝐩𝐮𝐬𝐜𝐮𝐥𝐞.

Je marchais dans l’air du soir, doux et frais.
Le ciel, hier, à la limite du jour. Une lumière qui ne demande rien. Elle est là, simplement.
Je songeais à cette toile du Le Greco : les flammes sur les apôtres. Ce don de l’Esprit Saint qui ne supprime pas la diversité des langues, mais la traverse. La possibilité de circuler, de ne plus être tout à fait séparé.
La beauté possède cette même force. Elle passe entre les êtres comme un souffle silencieux. Devant ces reflets sur l’eau, sous cette voûte qui se consume, les frontières tombent un instant. Quelque chose circule encore, sans phrases, sans dogme.
Ici, les mots se taisent. Ils n’ont plus de prise.
Mots-clefs : Le Greco, Narbonne, Pentecôte




