Chapeau! Borloo.

     

 333634-jean-louis-borloo-annonce-sa-non-candidature-a-la-presidentielle-2012-sur-tf1

 Curieux cet étonnement général après l’annonce de Borloo ne pas candidater à la prochaine présidentielle. Pour ma part, je n’y ai jamais cru. Pourquoi ? Difficile à dire. Quelque chose dans son regard et sa posture qui exprimait le contraire de ce qu’il affirmait avoir envie de faire.

Le carnet de campagne de Marin de Viry.

    imgres  

« Le débat sur la dette de la Nation a une vertu générale : rappeler que les projets de société ont un coût. Quel beau projet de société fut le nôtre, en vérité, auquel nous nous devons d’entamer une période d’au moins dix ans de baisse du pouvoir d’achat, d’érosion du patrimoine privé et collectif, de probables épisodes de contraction de la production nationale, de crédit cher et difficilement accessible, de renforcement du prélèvement économique de l’État sur la moindre ressource privée, d’accélération de notre déclin relatif au niveau européen et mondial, et de gâchis des chances de la génération montante. Trouvez-vous que ce lien entre projet de société et dette soit discuté pendant cette pré-campagne ? Moi pas. Pourtant à titre personnel je fais un rapport assez clair entre d’une part mon capital emprunté ou possédé et d’autre part mon style de vie, mes anticipations, mes priorités. »

Rêver et comprendre…

       

Ce conseil de Chestov : «  intéressez-vous moins à ce qu’un écrivain dit qu’à ce qu’il aurait pu dire, à ce qu’il cache qu’à qu’il dévoile. » Que vous suivrez dès que vous entendrez  discourir un homme politique. Et que vous compléterez par cette remarque de GK Chesterton : « Tout homme politique est, au sens fort du terme, un homme politique qui promet. ». Ou celle que M. Yourcenar fait dire à Hadrien: « Les lieux communs nous encagent » .

 

Un navet !

   

 

L’euro menacé et l’Europe aussi. Les bourses qui plongent et les banques avec, notamment les françaises. La croissance ? en panne. Et la crise toujours et pour longtemps devant nous. Comme notre montagne de dettes accumulées depuis 30 ans que les Etats, dirigés par la gauche ou par la droite, devront un jour purger. Mais qui, pour l’heure, butent sur le bon équilibre à trouver entre réduction des dépenses publiques, augmentation des rentrées fiscales et soutien de la croissance. A l’inverse, le PS, lui, sait exactement ce qu’il faut faire. Très simple : changer le régime fiscal, réduire les déficits et… solution miracle : créer des euro-obligations. Que l’Allemagne d’Angela n’en veuille pas et la faute en revient à Nicolas ! CQFD ! C’est Pierre Moscovici qui le dit, sans rire : « Les socialistes sont capables de convaincre Mme Merkel là où Sarkozy a baissé pavillon » (Marianne du 20 août). Allez, faisons un peu de politique fiction. Imaginons Martine ou François aux manettes d’une République devenue enfin vertueuse et décidé(e) à faire plier l’intransigeante Angela Merkel. Pas besoin d’être sorti de Polytechnique pour prévoir la suite du film et en saisir tout son poids d’imposture. Un navet ! Un navet démagogique et ridicule.

Tout est si simple!

 

 

 

Tout est si simple ! Réduire les déficits publics et échapper à l’abaissement de notre triple A ? Il suffit de supprimer les niches fiscales ! Ouah, ouah ! Sauf que (sauve que !), les niches en question sont aussi nombreuses que les contribuables qui y résident. Tous étant d’accord pour la suppression de la niche du voisin. Les restaurateurs en ont une de plus de 3 milliards d’euros avec la TVA à 5,5 % et la supprimer les mettrait dans la rue. Il en est de même aujourd’hui avec la suppression demandée par l’Europe de la TVA réduite pour les centres équestres. D’autres, comme les fraudes aux prestations sociales, sont plus sournoises, et à voir le tollé suscité par toute proposition afin de les limiter, on imagine les réactions de la «  classe politique » en cette période pré électorale : « Touche pas à ma clientèle ! ». Reste la solution de les raboter petitement toutes selon le bon principe égalitarisme et républicain. Pas sur du tout que cela suffise ! Il est même à craindre que les agences de notations se fâchent dur. Ah ! J’oubliais le courage politique et le pari que nous pourrions prendre d’un sursaut de lucidité au service de l’intérêt général. Rêvons ! Un peu…

Articles récents

  • 𝐋𝐚 𝐬𝐚𝐥𝐥𝐞 𝐛𝐥𝐚𝐧𝐜𝐡𝐞.
    La salle est blanche, clinique. Elle est assise, une bulle de plastique et d’ondes sur les oreilles. Quinze ans, peut-être. Son pouce balaie l’écran du téléphone. Le monde s’arrête […]
    Aucun commentaire
  • 𝐋𝐚 𝐠𝐞́𝐦𝐞𝐥𝐥𝐢𝐭𝐞́ 𝐝𝐮 𝐯𝐢𝐝𝐞.
    𝐈𝐫𝐚𝐧. 𝐃𝐞𝐮𝐱 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐢𝐪𝐮𝐞́𝐬 : 𝐏𝐚𝐫𝐭𝐢 𝐬𝐨𝐜𝐢𝐚𝐥𝐢𝐬𝐭𝐞 𝐞𝐭 𝐏𝐥𝐚𝐜𝐞 𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞. 𝐌𝐞̂𝐦𝐞 𝐩𝐫𝐮𝐝𝐞𝐧𝐜𝐞, 𝐦𝐞̂𝐦𝐞 𝐥𝐚𝐧𝐠𝐮𝐞 𝐝𝐞 𝐛𝐨𝐢𝐬. Partager :ImprimerE-mailTweetThreadsJ’aime ça :J’aime chargement… […]
    Aucun commentaire
  • 𝐓𝐨𝐮𝐭 𝐞𝐬𝐭 𝐬𝐲𝐦𝐛𝐨𝐥𝐞 !
    𝐏𝐞𝐧𝐝𝐚𝐧𝐭 𝐪𝐮𝐞 𝐥𝐞 𝐩𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐭 𝐩𝐚𝐫𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐟𝐫𝐚𝐩𝐩𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐝𝐫𝐨𝐢𝐭 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥, 𝐮𝐧 𝐥𝐢𝐯𝐫𝐞 𝐯𝐞𝐢𝐥𝐥𝐞 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐞 𝐜𝐡𝐚𝐦𝐩 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐜𝐚𝐦𝐞́𝐫𝐚. 𝐑𝐞́𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐭𝐞𝐫𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐏𝐚𝐛𝐥𝐨 𝐍𝐞𝐫𝐮𝐝𝐚. Partager :ImprimerE-mailTweetThreadsJ’aime […]
    Aucun commentaire
  • 𝐃𝐮 𝐩𝐥𝐚𝐭𝐞𝐚𝐮 𝐚𝐮 𝐪𝐮𝐢𝐧𝐭𝐞𝐭𝐭𝐞.
    𝐔𝐧𝐞 𝐡𝐞𝐮𝐫𝐞 𝐝𝐞𝐯𝐚𝐧𝐭 𝐅𝐫𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐈𝐧𝐟𝐨. 𝐃𝐞𝐬 𝐠𝐞́𝐧𝐞́𝐫𝐚𝐮𝐱 𝐟𝐚𝐭𝐢𝐠𝐮𝐞́𝐬, 𝐝𝐞𝐬 𝐞𝐱𝐩𝐞𝐫𝐭𝐬 𝐝𝐞 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐭𝐨𝐢𝐫. Partager :ImprimerE-mailTweetThreadsJ’aime ça :J’aime chargement… […]
    Aucun commentaire
  • 𝐉𝐞𝐚𝐧-𝐍𝐨𝐞̈𝐥 𝐁𝐚𝐫𝐫𝐨𝐭 𝐫𝐞𝐠𝐫𝐞𝐭𝐭𝐞.
    𝐋’𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐯𝐞𝐧𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐚𝐦𝐞́𝐫𝐢𝐜𝐚𝐧𝐨-𝐢𝐬𝐫𝐚𝐞́𝐥𝐢𝐞𝐧𝐧𝐞 𝐦𝐚𝐧𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐞 𝐜𝐨𝐮𝐫𝐭𝐨𝐢𝐬𝐢𝐞. Sur le fil de BFM TV, je lis ceci, signé Jean-Noël Barrot :« L’intervention décidée unilatéralement par Israël et les États-Unis […]
    Aucun commentaire