Hier, je disais que sous les mots, les gestes, les images du pouvoir régional, comme de tous les autres… existait un/des « sens » caché(s) qu’il convenait de saisir d’abord, pour en dévoiler, ensuite, toute leur portée. Un sens qui souvent échappe aux intentions de ceux qui les prononcent, les font ou les fabriquent. De ce point de vue, les communicants, ces usiniers de la parole politique, n’échappent pas à cette loi bien connue des « sciences de l’information ». Et si leur travail est bien de travestir ou de masquer les qualités réelles du « produit » mis sur le marché en vendant du rêve, rien ne peut s’opposer, au bout du compte, surtout en politique où sa durée de vie est très brève, à l’expression de sa cruelle vérité.
La presse régionale, diverse dans ses titres et unique dans son contenu, ne tarit pas d’images et de propos d’une banalité consternante sur la première séance du Conseil Régional de la nouvelle région LRMP. Quand on a rien à dire, on « pipolise » à l’excès en illustrant ses articles par des photos voulues et mise en scène par les communicants de la première présidente du LRMP, comme la remise d’un bouquet de rose par les deux anciens présidents des anciennes régions LR et MP, et le mitraillage par une « nuée » de journalistes rassemblés à ses pieds à l’annonce des résultats du vote. Le message commandité par les « chargés d’image » de Carole Delga était simple: transmission de pouvoir dans la continuité politique et importance planétaire de l’évènement. Mais comme toujours, dans tout « langage », plusieurs niveaux de lecture cohabitent, dont certains échappent totalement à l’émetteur concerné.
Pour ceux qui ont lu mes chroniques précédentes sur cette affaire, la pitoyable « sortie » du faux qatarien, mais vrai français, dirigeant d’un faux « fonds » du Qatar installé sur l’ïle de Man, un paradis fiscal, dans l’organigramme duquel il n’apparaît tout simplement pas, point de surprise. Le scénario écrit par une petite équipe d’anciens dirigeants du RCNM était, en effet, d’une nullité affligeante et l’acteur principal, dans le rôle d’un sauveur financier exotique, aussi peu crédible qu’un chameau sur une banquise. Que certains, dans le petit monde sportif, politique, entrepreneurial et médiatique narbonnais aient accompagné, soutenu et promu ce mirage, est encore plus consternant.
Pourquoi donc une nouvelle identité graphique, me demandait un ami, ce matin? Parce qu’il est dans la nature d’une nouvelle majorité de faire oublier celle de ses prédécesseurs, lui répondis-je. De marquer, si je puis dire, son territoire. Son territoire symbolique. Et à l’agence de communication retenue de traduire au mieux les attentes et désirs de son commanditaire en langage couleur et typographique, notamment. Le résultat est donc toujours une prise de décision politique, après que de nombreux aller-retour entre communicants, élus voire proches collaborateurs d’élus, aient eu lieu.
Cette petite histoire, je la gardais pour l’après second tour des régionales. Je ne voulais pas en rajouter, pendant la campagne, sur le thème des copains et des coquins et alimenter ainsi un courant anti-parti déjà bien lourd en affaires de tous genres… L’esprit de responsabilité prenant le dessus, je me suis donc, disons le franchement, auto-censuré. Pour ce qui me connaisse un peu, le fait est rare. Mais c’est ainsi, et n’ai, malgré tout, pas trop de regrets. La nouvelle majorité en place, succédant à la précédente dirigée par la même coalition de gauche, aura peut-être suffisamment de ressources politiques pour critiquer à son tour des pratiques qui conduisent aux résultats malheureusement constatés dans les urnes à l’occasion de ces « régionales ». Ouvrons donc les paris, et commençons par exposer les faits.
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