Chronique de Narbonne. Est-il permis de rêver à Narbonne enfin rayonnante par la seule beauté de ses rues…

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Promeneur de centre-ville, je me désole chaque jour du visage offert à ses visiteurs par des alignements de façades d’une laideur épouvantable. Je ne fais pas allusion ici à celles de certaines rues du quartier populaire de Bourg, encore moins à celles de Cité, pourtant plus bourgeoises, encore que!, mais à cette espèce d’immense panneau de murailles lépreuses vérolées par des fenêtres et des climatiseurs d’un autre âge, reliant l’Office du Tourisme à la rue des Marchands, côté canal. La face arrière du noble cours Jean Jaurès, me diront certains esprits économes, mais aussi l’entrée de ville des nombreux touristes, anglais surtout, qui traversent notre Cité au rythme lent de leurs embarcations, faut-il donc le leur rappeler. Et pas que, de surcroît, m’étant à plusieurs reprises trouvé, en cet endroit, à renseigner des personnes à pied égarées, manifestement venues d’autres régions de France, et d’ailleurs. Comment donc laisser en état, si je puis dire, dans un coeur de ville classé, de telles horreurs; et comment ne pas voir que tous les artifices de communication ne pourront jamais masquer le spectacle d’une ville, par ses rues et façades, indignement présentée. Et que l’on ne m’objecte pas le coût des travaux de rénovation et d’embellissement  que cela entraînerait. Aucun ou presque! Il suffit en effet que la municipalité mette en application la « loi façade », comme à Toulouse, notamment. Une loi qui, après une procédure, courte et légère, oblige tous les propriétaires de maisons et d’appartements en co-propriété d’un périmètre donné, à entreprendre des travaux de ravalement. Lorsque les travaux n’ont toujours pas été entrepris à l’issue du délai prévu par l’arrêté, le maire peut les faire exécuter d’office. Ces travaux sont alors mis en oeuvre aux frais du propriétaire: le montant est avancé par la commune, le propriétaire devant ensuite rembourser les fonds. Simple et efficace, voilà une mesure qui, certes, n’est pas électoralement très rentable, ni ne permet de marquer un mandat  comme une salle multimodale aussi coûteuse qu’inutile, mais qui pourrait donner à Narbonne des airs de certaines cités, pour ne pas dire toutes, d’Alsace ou du Pays Basque, dont je jalouse la tenue. Est-il permis de rêver à Narbonne enfin rayonnante par la seule beauté de ses rues…

 

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Commentaires (6)

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    Jean Pierre Liegeois

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    N’en déplaise aux détracteurs zélés de l’ aménagement des barques…l’ attractivité du centre ville appelle d’ autres réalisations maintenant ! Des mesures incitatives et une vraie réflexion urbanistique s’imposent ! Sans faire ici d’allusion aux slogans de campagne des municipales…le Narbonnais aime sa ville, c’est un atout majeur ! Gageons qu’il prenne aussi conscience des fragiles équilibres en jeu, notamment d’une mixité sociale qui donne à voir une ville « vivante », à l’ instar de Sète, ce que Béziers où Carcassonne ne sont plus…pour des raisons certes différentes . La ville préfecture endormie sous sa cité, la voisine héraultaise livrée à l’ indigence mortifère de ses élus…ces maux pourraient nous guetter sans une vigilance accrue. Certains signes me laissent à penser qu-il faut en redoubler !

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    Bernard-Mery de Vargas

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    Bizarre que l’on réglemente les paraboles aux balcons dans les centres historiques mais pas les groupes de climatisation???

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      Les Contre-Regards de Michel Santo

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      Ils sont interdits , mais les pouvoirs publics locaux ou les syndics de proprio ou les deux laissent hélas faire…

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    Valèrie Izzo

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    Narbonne . . . Mais aussi bien d’autres villes défigurées au nom de la climatisation . . . sans parler des paraboles accrochées aux balcons . . . En tant que présidente de ma copro, je garde l’oeil vigiant . . .

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    Borras

    |

    Je vois que nos préoccupations sont les mêmes en priorité construire la ville dans la ville au lieu de développer en priorité la périphérie

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