Contre-Regards

par Michel SANTO

Chronique de Narbonne: Il y fait bon vivre, mais…

93807069_oNarbonne figure donc au 42e rang des 50 villes française où il fait bon vivre en France. C’est l’Express qui l’affirme. Bon! ce n’est pas terrible, mais avec  un modeste 6,5 sur 20 nous sommes toutefois placés devant Béziers et Nîmes. Ce qui n’est pas surprenant . Chez nos voisins héraultais, les petits commerces du centre-ville tirent leurs rideaux, tandis qu’à Nîmes, l’été il y fait trop chaud. Je plaisante à peine, tant le “bon-vivre” est plus affaire d’humeur, de sensibilité que de statistiques. Tenez, ce matin, l’esplanade des monuments aux morts était noire d’un monde recueilli et silencieux  qui, au signal donné par les autorités, s’est immédiatement vidée pour  joyeusement  remplir le parvis et l’intérieur des halles. Un extraordinaire raccourci historique, un quasi oxymore social! Et direction les tonneaux pour les officiels, les étals pour le plus grand nombre. Chez “Bébelle”, le Président du Grand Narbonne et le premier adjoint de la Ville, entourés de leurs fidèles, étaient côte à côte et dos à dos, pile-poil pour l’heure de l’apéro. Vin blanc et assiette de charcuterie au programme! En  passant près d’eux, j’ai salué amicalement les uns, dit trois mots à l’oreille d’un autre, reçu la “bise” de Marie-Noëlle et les confidences de … dans une ambiance des plus chaude et décontractée. Jamais indicateur statistique ne pourra mesurer la qualité de ce genre de moment où, dans un laps de temps si court, se trouvaient condensés la mémoire et les morts d’une grande guerre et la vie dans ses aspects les plus triviaux au coeur des belles Halles de Narbonne. Le bon – ou bien – vivre est en effet affaire de circonstances plus que d’environnement social ou économique. Il est en outre inconstant, parce que d’humeur, qui elle est toujours vagabonde …  Jamais déjà là, il suffit de le vouloir voir, de le sentir, de l’habiter … de le construire. Ainsi ai-je encore le souvenir de matins froids dans un bistrot de Lille où le sentiment et la joie de vivre étaient plus forts que sur nos plages plombées de soleil, en plein mois d’août …

Mots-clefs : , , , , ,

Rétrolien depuis votre site.

Désormais, 3 façons de réagir !

Commentaires (1)

  • Avatar

    Elle

    |

    sublimissime billet !

    Reply

Laisser un commentaire

Articles récents

Le régime de retraite de la SNCF et de la RATP pour tous ?!

Le régime de retraite de la SNCF et de la RATP pour tous ?!

      Dans la plupart des pays européens confrontés aux mêmes problèmes : diminution des actifs et augmentation de la population âgé, la réforme des « retraites » s’est faite sans que[Lire la suite]
Scène de la vie narbonnaise : Des chiens et des hommes, rue du Pont Des Marchands…

Scène de la vie narbonnaise : Des chiens et des hommes, rue du Pont Des Marchands…

      C’était avant-hier soir dans la rue du Pont des Marchands. J’aurais pu ne pas les voir, mais les manifestations de joie d’une petite famille devant un homme assis à mêm[Lire la suite]
Quelques perles (et humeurs conséquentes) pêchées à la fin de la semaine dernière…

Quelques perles (et humeurs conséquentes) pêchées à la fin de la semaine dernière…

        Je lis ceci sur la page Facebook d'une professionnelle du Tourisme : "Idée de sortie pour ce WE : visite du concept innovant de " Lodge Boat" au port de Gruis[Lire la suite]
Scène de la vie narbonnaise : un soir des fééries de Noël, j'ai croisé un homme seul sur une chaise roulante…

Scène de la vie narbonnaise : un soir des fééries de Noël, j'ai croisé un homme seul sur une chaise

      Dans ma petite ville, nous avons un marché de Noël, comme partout ailleurs dans ce pays. Avec les mêmes baraques blanchâtres, les mêmes têtes du Père Noël, les mêmes marchandis[Lire la suite]
Scène de la vie narbonnaise : Elle était assise sous la véranda de ce bistrot du centre ville…

Scène de la vie narbonnaise : Elle était assise sous la véranda de ce bistrot du centre ville…

        Elle était assise sous la véranda de ce bistrot du centre ville où je m’étais installé pour y boire une tasse de café noir. Je l’observais, élégante et rêveuse, caress[Lire la suite]
Le temps n'est pas loin où vont revenir les langueurs universelles, les croyances à la fin du monde…

Le temps n'est pas loin où vont revenir les langueurs universelles, les croyances à la fin du monde…

    Depuis des mois, je ne lis plus que des correspondances, carnets, journaux d’auteurs : Flaubert, Gide, Malaparte, Renard, les Goncourt … (dernier achat chez mon bouquiniste : Les car[Lire la suite]
  
2006-2019 © Contre-Regards
Conçu par OnEric Studio
 
%d blogueurs aiment cette page :