Chronique de Narbonne. RCNM: Narbonne 35-Australie 65!

Dans rugbyrama.fr, daté du 3 février, Didier Mouly précise sa pensée et ce qu’il attend des propriétaires australiens du RCNM: « Je ne m’intéresse pas à l’aspect sportif, je veux simplement que les Narbonnais soient plus impliqués. J’ai demandé à Rocky Elsom d’ouvrir la capital du club à hauteur de 30% pour les partenaires et à hauteur de 5% pour les Socios ». Autrement dit, si je comprends bien, peu importe le classement en bas du tableau du RCNM, il faut que Monsieur Elsom vende 35% de son capital pour se placer sous le contrôle d’une minorité de blocage « narbonnaise », et ce, de surcroît, sous huit jours. Un « entrisme », doublé d’une injonction, dans la gestion d’une société privée, au demeurant parfaitement saine au plan financier, qui va sans doute faire date dans l’histoire des relations entre une collectivité publique et une société anonyme sportive professionnelle. Mais qui semble tout de même pondéré, comme au Conseil d’État, par une « mineure » ainsi énoncée : « j’attends surtout que les propriétaires, les membres du Conseil de surveillance et de l’Association puissent se rencontrer ». Ce qui me semble beaucoup mieux raisonné et beaucoup plus raisonnable. Que les collectivités, et la Ville de Narbonne en particulier, soient intéressées par la situation financière et sportive du RCNM, personne ne peut le leur reprocher. Elle contribue, en effet, à la vie du club par le financement de l’Association et du Centre de formation, de missions d’intérêt général, du sponsoring ou de la mise à disposition de moyens: stade , équipements sportifs… Mais de là à exiger d’une entreprise privée, qui n’est pas en difficultés financières, qu’elle vende une part de son capital, après que son actionnaire principal ait repris en 2011 un club en pleine tourmente financière, il y a de quoi, tout de même, s’interroger sur les véritables motivations à l’origine de ce « schéma » capitalistique. J’entends dire aussi, que les australiens ne « communiqueraient » pas assez, pour expliquer cette offensive municipale. S’il est vrai que Rocky Elsom et Anthony Hill n’ont pas la culture entrepenariale et sociale narbonnaise, et fréquentent peu les Halles et le « Club des cigares », qui peut penser que des narbonnais « de souche » en position de blocage au capital de la SASP résoudraient tous les problèmes sportifs du RCNM. Après tout c’est la seule question qui compte, non? Et puis, sinon quoi si les « australiens » refusaient ces injonctions ? Plus de participations financières et retrait de la licence – une licence détenue par l’Association et non par la Ville, faut-il le préciser – dont le défaut ne permettrait plus à la Société gestionnaire du club de s’engager en championnat, en effet. La fin, certes, des « australiens » de Rocky Elsom, évidemment, mais aussi celle du RCNM… La raison et l’intérêt de toutes les parties commandent donc de trouver une solution qui permette à tous les partenaires du club de sortir par le haut de ce conflit. Tout en sachant qu’une minorité de blocage « narbonnaise » ne garantirait en rien de bonnes performances sportives et que si le RCNM ne se retrouvait pas en situation virtuelle de relégable, jamais ces problèmes ne se seraient publiquement posés… Reste une dernière question. À quel niveau sportif, et avec quels moyens, un club de rugby d’une ville de 53 000 habitants et d’une agglomération d’un peu plus de 100 000 habitants aux faibles ressources économiques, peut prétendre?

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Commentaires (1)

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    coupeaux gerard

    |

    bonjour –
    qui se rappel des années 1970 ou le RCN dominé le championnat de FRANCE !! les années du rugby Narbonnais , il faudrait que cela reviennent ! dur pour une ville sans economie bonne journée coupeaux gerard

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