Contre-Regards

par Michel SANTO

Chronique de Narbonne. Un chantier kafkaïen!…

  CollageIt  
 

Quel étrange chantier tout de même que cette réfection des trottoirs devant l’école de Bourg, surtout. Il y a quelques jours, y passant devant, je me réjouissais, admirant la belle courbe dessinée par la bordure en pierre les délimitant,  du généreux espace ainsi offert aux piétons et parents d’élèves nombreux en cet endroit à attendre leur sortie de classe. Jusqu’à ce que je constate, ce dernier dimanche, que la dite bordure avait été cassée et, de ce fait, la petite esplanade piétonnière réduite à sa plus simple expression au profit de places de stationnement en épis, en cet endroit de surcroît dangereuses pour leurs éventuels ou futurs utilisateurs. Erreur du maître d’œuvre constatant qu’avant travaux elles existaient, mais alors judicieusement aménagées en longueur, ou changement de point de vue du maître d’ouvrage, je n’en sais évidemment rien. Mais le résultat, d’un comique involontaire ou d’un sabotage inconscient, est que sur le trottoir résiduel, si je puis dire, on ne pourra plus ou presque y circuler. Un bel et robuste platane y trône en plein milieu d’une ridicule largeur, réservant ainsi  la circulation, à la file indienne, des bipèdes que nous sommes, à des « volumes » disons étroits, et l’interdisant, à coup sûr, aux personnes handicapées montées sur chaises, comme aux engins à quatre roues, ou plus, poussés par des parents véhiculant leur progéniture.  Je ne suis même pas sûr que, les travaux finis, on y puisse tirer un caddie… Quant au croisement en cet endroit de  l’une ou l’autre de cette catégorie d’humains, je laisse à l’imagination de chacun d’en tirer les conséquences. Comme j’exclus l’abattage de ce splendide platane centenaire, qui n’a rien demandé à personne, et en tout  cas pas cette aberrante composition urbaine, ne resterait donc pour éviter tous ces aléas circulatoires et piétonniers, qu’un déport des  intéressés sur la chaussée du boulevard adjacent, très fréquentée par les véhicules à moteur de toutes sortes. Pour finir, fatalement, avec un taux de probabilité très élevé, aux urgences de l’hôpital heureusement très proche. Bref, j’en appelle ironiquement à la « raison municipale » pour sortir de ce kafkaïen chantier, au risque que son dépositaire, avocat toujours en exercice du « Château », soit envoyé devant le « tribunal des piétons anonymes  enragés »…

Mots-clefs : ,

Rétrolien depuis votre site.

Désormais, 3 façons de réagir !

Commentaires (1)

  • Serge CONTARD NARBONNE

    |

    Et c’est sans compter sur l’accessibilité des commerces et bureaux de cette rue, complétement oubliés par la mairie de Narbonne. Les personnes âgées et les handicapés marcheront dans la terre et les ornières, faute de mesures adéquates.

    Reply

Laisser un commentaire

Articles récents

Ne plus vouloir porter la forme entière de l'humaine condition...

Ne plus vouloir porter la forme entière de l'humaine condition...

        Si j'en crois Montaigne, chaque homme porte la forme entière de l'humaine condition. Ainsi la rédaction de ce billet me ferait connaître les mêmes angoisses q[Lire la suite]
Histoire de Géo : Madame Delga et monsieur Saurel "se chauffent" sur les ondes...

Histoire de Géo : Madame Delga et monsieur Saurel "se chauffent" sur les ondes...

      En pleine semaine d'un mois d'août caniculaire, madame Delga et monsieur Saurel se chauffaient sur les ondes, tandis que le pékin moyen, résident permanent ou pas de ce[Lire la suite]
Il faut avoir lu beaucoup de livres pour savoir ceux qui en valent la peine…

Il faut avoir lu beaucoup de livres pour savoir ceux qui en valent la peine…

          C'est le rituel de tous mes matins, avant toutes choses et parfois même avant ma première tasse de café : prendre un ou deux livres du "premier rayon" d[Lire la suite]
Café du matin, place de l'hôtel de ville...

Café du matin, place de l'hôtel de ville...

    "Je ne fumerais pas, je ne lirais pas ni n'écrirais, j'attendrais. Ou je me réciterais du Laforgue, en cédant sans scrupule à ce penchant qui exige qu'en toutes choses, je mê[Lire la suite]
#Whitegaucho, le symptôme d'une gauche en crise d'identité intellectuelle et politique...

#Whitegaucho, le symptôme d'une gauche en crise d'identité intellectuelle et politique...

  Depuis plusieurs jours, les réseaux sociaux sont mobilisés par les promoteurs du hashtag #Whitegaucho, pour stigmatiser une "gauche blanche" qui voilerait (c'est volontairement que j'utili[Lire la suite]
Quand la "vidéosphère" dépolitise les sujets – nous ! – en présidentialisant les thèmes…

Quand la "vidéosphère" dépolitise les sujets – nous ! – en présidentialisant les thèmes…

                Quand, en ce mois d'août caniculaire, j’ouvre Facebook, notamment, j’ai l’impression que tout tourne autour de la figure d[Lire la suite]
%d blogueurs aiment cette page :