Cons sur Lombe et sur…

Franz Bartelt, toujours chez le Dilettante ( Voir la chronique que lui consacre le présentateur d’Arte info ).  

L’action se passe à Cons-sur-Lombe  : une petite ville que le maire, M. Balbe  voit comme une grande métropole … Un maire bon vivant, truculent,  » l’archétype de l’homme qui règne plus qu’il ne travaille en équipe, qui n’écoute que lui à défaut d’entendre les autres  » … « un homme qui aurait pu être communiste, tant il avait le sens de la collectivité, mais qui s’était résigné à carriérer dans le centrisme pour faire plaisir à tout le monde, ce qui revient à peu près au même » 

M. Balbe est un homme qui a bien sur une  » vision  » pour sa ville : « ce sera pour l’Europe la pierre angulaire du carrefour incontournable de notre région, coeur du continent depuis les débuts du monde et plaque tournante des futurs. Il aimait la formule « pierre angulaire du carrefour incontournable », qui lui faisait songer, il ne savait pourquoi, à la Rome des origines. » … C’est aussi un homme avenant, qui feint d’être toujours là pour tout le monde et qui pense pouvoir faire le bonheur des gens malgré eux… Quant à ses habitants, pardon ses citoyens, : « N’ayant jamais d’idées, ils adoptaient promptement celles de leur maire, ce qui leur donnait ce sentiment gratifiant d’être vifs d’esprit. »  

De ces individus bedonnants et grandes gueules, j’en ai rencontrés pendant les dix dernières années de ma vie professionnelle en Languedoc-Roussillon. Des individus qui, sous couverts d’ humanisme et de progrès, se comportent avec leurs  habitants comme de petits  « chefs de clans « . De ceux qui vous flattent parce que vous êtes celui par qui  » la subvention  » peut arriver alors qu’ils méprisent tout ce qui peut ressembler de près ou de loin à un  » technocrate  » ( ou un journaliste digne de ce nom ) . Des êtres nuls et suffisants que Franz Bartelt montre tels qu’en eux-mêmes,   » pour venger ceux qui n’osent pas les défier … « .

PS: Merci encore à William Irigoyen pour son texte. Il me pardonnera, je l’espère, de m’en être librement  » inspiré »…

 

 

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