Contre-Regards

par Michel SANTO

Hier, je n’étais pas devant mon téléviseur à regarder la cérémonie d’hommage aux 130 victimes des attentats de Paris!

1244490_360_tom_800x600p

Hier, je n’étais pas devant mon téléviseur, ma tablette ou mon smartphone à regarder en direct la cérémonie d’hommage rendue par la Nation, dans la cour d’honneur des Invalides, aux 130 victimes des attentats du 13 novembre, à Paris. Je ne me suis pas attardé, non plus, sur les longues séquences de sa retransmission aux 20 heures des grandes chaînes de télévision. J’ai passé outre aussi sur les commentaires de la petite confrérie des grands éditorialistes parisiens de radio et de télévision. Et, pour aggraver mon cas, je n’ai pas suspendu un drapeau tricolore à ma fenêtre. La seule manifestation publique de ma participation à l’hommage national rendu hier fut cette publication, dans mon blog, d’un dessin réalisé par deux enfants représentant des petits drapeaux et la devise républicaine sous lequel figuraient les seuls noms et prénoms des victimes. Des drapeaux en forme de fleurs, d’arbres, de flammes et papillons réalisés par des mains et des coeurs innocents. Des coeurs purs, sans attaches politiques, idéologiques ou confessionnelles. Des symboles de la vie dans ses premiers commencements. De sa force, de sa puissance, de sa joie… Comme le signe aussi d’une renaissance, celle d’un esprit d’appartenance à un même corps social, culturel, politique, quels que soient nos origines et nos croyances, spirituelles ou séculières. C’est à tout cela mêlé dans le secret de ma conscience et le silence d’un recueillement solitaire à quoi je pensais, hier. Mon drapeau était donc un simple et modeste dessin d’enfants, celui de Tom et de Laura. Et c’est dans ses plis que j’ai partagé la douleur des familles des victimes, avec le sourire aux lèvres. Confiant, malgré tout les malheurs de ce monde, dans notre capacité collective à surmonter cette épreuve. À nous relever, enfin! Lucides et déterminés…

Mots-clefs : , , ,

Rétrolien depuis votre site.

Désormais, 3 façons de réagir !

Commentaires (1)

Laisser un commentaire

Articles récents

Le régime de retraite de la SNCF et de la RATP pour tous ?!

Le régime de retraite de la SNCF et de la RATP pour tous ?!

      Dans la plupart des pays européens confrontés aux mêmes problèmes : diminution des actifs et augmentation de la population âgé, la réforme des « retraite » s’est faite sans[Lire la suite]
Scène de la vie narbonnaise : Des chiens et des hommes, rue du Pont Des Marchands…

Scène de la vie narbonnaise : Des chiens et des hommes, rue du Pont Des Marchands…

      C’était avant-hier soir dans la rue du Pont des Marchands. J’aurais pu ne pas les voir, mais les manifestations de joie d’une petite famille devant un homme assis à mêm[Lire la suite]
Quelques perles (et humeurs conséquentes) pêchées à la fin de la semaine dernière…

Quelques perles (et humeurs conséquentes) pêchées à la fin de la semaine dernière…

        Je lis ceci sur la page Facebook d'une professionnelle du Tourisme : "Idée de sortie pour ce WE : visite du concept innovant de " Lodge Boat" au port de Gruis[Lire la suite]
Scène de la vie narbonnaise : un soir des fééries de Noël, j'ai croisé un homme seul sur une chaise roulante…

Scène de la vie narbonnaise : un soir des fééries de Noël, j'ai croisé un homme seul sur une chaise

      Dans ma petite ville, nous avons un marché de Noël, comme partout ailleurs dans ce pays. Avec les mêmes baraques blanchâtres, les mêmes têtes du Père Noël, les mêmes marchandis[Lire la suite]
Scène de la vie narbonnaise : Elle était assise sous la véranda de ce bistrot du centre ville…

Scène de la vie narbonnaise : Elle était assise sous la véranda de ce bistrot du centre ville…

        Elle était assise sous la véranda de ce bistrot du centre ville où je m’étais installé pour y boire une tasse de café noir. Je l’observais, élégante et rêveuse, caress[Lire la suite]
Le temps n'est pas loin où vont revenir les langueurs universelles, les croyances à la fin du monde…

Le temps n'est pas loin où vont revenir les langueurs universelles, les croyances à la fin du monde…

    Depuis des mois, je ne lis plus que des correspondances, carnets, journaux d’auteurs : Flaubert, Gide, Malaparte, Renard, les Goncourt … (dernier achat chez mon bouquiniste : Les car[Lire la suite]
  
2006-2019 © Contre-Regards
Conçu par OnEric Studio
 
%d blogueurs aiment cette page :