La navrante leçon d’histoire-géographie de Maïa !

       

La charmante Maïa, 10 ans, que je vois souvent à l’occasion de repas familiaux, a reçu, lors de son dernier contrôle de géographie, dans sa classe de CM2, un enseignement moral de sa jeune maîtresse où l’ignorance, la bêtise et la vanité lui ont été présentés sous les traits d’une incontestable et désolante autorité pédagogique. Une révélation reçue par Maïa lors de la remise des copies, Maïa, timide et polie ayant fait remarquer à son institutrice qu’en répondant à son questionnaire « conseillers départementaux » plutôt que « conseillers généraux » comme cela était à tort indiqué dans le « lexique » de sa précédente leçon, elle n’avait pas fait de faute, contrairement à ce qui lui était reproché. Ce qui est incontestable, en effet, et montre à quel point les connaissances de cette éducatrice, en cette matière en tout cas, nécessite une sérieuse mise à jour ; une mise à jour ou un travail préparatoire a minima qui lui aurait aussi évité de présenter une France administrative obsolète, découpée en 18 Régions et d’affirmer, péremptoirement, du haut de sa stupide superbe académique que « conseils généraux il y avait dans sa leçon et que les dits conseils généraux devaient figurer dans les fiches de contrôles ! ». Autrement pensé, sinon dit : « Mettez-vous bien ça dans la tête mes enfants, l’erreur ou les contre-vérités sortant d’une autorité publique et enseignante, sont vraies et ne doivent, par conséquent, jamais être controversées. » De bonnes âmes, inquiètes du sempiternel « manque de moyens », ne manqueront pas de me faire remarquer que le stress en résultant serait la seule et impérative cause de ce genre de défaillances pédagogique et morale, au demeurant peu nombreuses, voire anecdotiques ; et que, statistiques à l’appui, le « niveau – irrésistiblement ! – monterait » chez les élèves (dans le langage contemporain, apprenant) et les enseignants (appreneurs dans le même) – ce dont je doute, dans certaines matières en tout cas, la mère de Maïa venant de m’en apporter à l’instant une preuve supplémentaire, preuve qui défie toutes les études et rapports de sociologues forcément assermentés sur ces sujets. Dans son lexique d’histoire, cette fois ci, au mot « Civilisations » (le pluriel n’est pas de moi ), je lis en effet ceci : « Ensemble de signes représentant les sons d’une langue ». Que dire à Maïa ? De recopier bêtement cela, ou, le jour d’avant son interrogation écrite (ça c’était dans le langage d’avant), de lever poliment sa main : « Maitresse, je ne comprends pas votre définition, je croyais pourtant jusqu’ici aux vertus éclairante des mots, à celles du langage »

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