Contre-Regards

par Michel SANTO

Le coq hollandois est dans la mare !

tourisme-en-bresse.png 

Ah, il a bonne mine – la comparaison est de circonstance – notre chef des armées ! Il voulait illico presto bombarder Assad  , il  concéde, via Manuel Valls –  encore lui , décidément !!! –  que la France ne peut y aller seule. Le refus du Parlement britannique d’intervenir en Syrie et la défausse surprise de Barack Obama viennent coup sur coup – si on peut dire encore – de saper une posture d’autant plus interventionniste et guerrière sur le front syrien  qu’il joue la prudence et le compromis sur le front national. La France se retrouve donc seule, obligée de suivre la cadence d’Obama, avec un exécutif qui refuse de demander un vote au Parlement, comme l’ont fait ses alliés. Un comble! Le monde a l’envers pour une gauche qui a toujours revendiqué, lorsqu’elle était dans l’opposition, l’approbation de la représentation nationale avant les interventions extérieures. A commencer par François Hollande sur l’Irak en 2003 ! On pense aussi à la tête ( en a – t – il une au moins ? ) de ce pauvre Désir qui,  hier , dénonçait “ l’esprit munichois de l’UMP  ” au motif qu’elle réclamait – à contre emploi elle aussi – le vote de l’Assemblée , lisant Claude Bartolone, le président de l’Assemblée, dans le JDD. Pas  très emballé par cette lecture gaullienne des institutions, le Claude ! Comme la présidente de la commission de la Défense, Patricia Adam, qui en rajoute une couche elle aussi en souhaitant un vote du Parlement , « à titre personnel » cependant, tient elle à préciser, prudente. Que dire enfin, mon cher Harlem, de Placé et des Verts, qui en veulent aussi de ce vote parlementaire ? Munichois ? Quel pataquès tout de même! Hollande voulait présenter à la terre entière une image churchilienne si peu conforme à sa nature et le voilà tout seul, désarmé, prisonnier du Congrès américain, et, de surcroit, en pleine crise politique. Eh oui François, on ne sort de l’ambigüité qu’à ses dépens ! Comme un coq laché en pleine mare qui veut jouer au petit canard !

Rétrolien depuis votre site.

Désormais, 3 façons de réagir !

Laisser un commentaire

Articles récents

Scène de la vie narbonnaise : Des chiens et des hommes, rue du Pont Des Marchands…

Scène de la vie narbonnaise : Des chiens et des hommes, rue du Pont Des Marchands…

      C’était avant-hier soir dans la rue du Pont des Marchands. J’aurais pu ne pas les voir, mais les manifestations de joie d’une petite famille devant un homme assis à mêm[Lire la suite]
Quelques perles (et humeurs conséquentes) pêchées à la fin de la semaine dernière…

Quelques perles (et humeurs conséquentes) pêchées à la fin de la semaine dernière…

        Je lis ceci sur la page Facebook d'une professionnelle du Tourisme : "Idée de sortie pour ce WE : visite du concept innovant de " Lodge Boat" au port de Gruis[Lire la suite]
Scène de la vie narbonnaise : un soir des fééries de Noël, j'ai croisé un homme seul sur une chaise roulante…

Scène de la vie narbonnaise : un soir des fééries de Noël, j'ai croisé un homme seul sur une chaise

      Dans ma petite ville, nous avons un marché de Noël, comme partout ailleurs dans ce pays. Avec les mêmes baraques blanchâtres, les mêmes têtes du Père Noël, les mêmes marchandis[Lire la suite]
Scène de la vie narbonnaise : Elle était assise sous la véranda de ce bistrot du centre ville…

Scène de la vie narbonnaise : Elle était assise sous la véranda de ce bistrot du centre ville…

        Elle était assise sous la véranda de ce bistrot du centre ville où je m’étais installé pour y boire une tasse de café noir. Je l’observais, élégante et rêveuse, caress[Lire la suite]
Le temps n'est pas loin où vont revenir les langueurs universelles, les croyances à la fin du monde…

Le temps n'est pas loin où vont revenir les langueurs universelles, les croyances à la fin du monde…

    Depuis des mois, je ne lis plus que des correspondances, carnets, journaux d’auteurs : Flaubert, Gide, Malaparte, Renard, les Goncourt … (dernier achat chez mon bouquiniste : Les car[Lire la suite]
"Franchement, Michel ! à quoi bon tout ça !", me disait aussi une petite voix…

"Franchement, Michel ! à quoi bon tout ça !", me disait aussi une petite voix…

    Recommandant la lecture quotidienne d’une ou deux « pensées » de La Rochefoucauld ou de La Bruyère pour exercer sa lucidité et ne point être dupe de certaines postures social[Lire la suite]
  
2006-2019 © Contre-Regards
Conçu par OnEric Studio