Nuits – de mes amis – américaines…

 

 

 

 

J’ai des « amis » qui, depuis deux jours, ne ferment plus l’oeil de la nuit. Ils vivent à l’heure américaine. Comme si leur vie en dépendait. Une vie qui pour nombre d’entre eux se compte pourtant en un peu plus d’une dizaine d’années. À peine. En étant optimiste ! L’accident de santé fatal ou le dérèglement neuronal, leur pendant au nez, en effet. Et plus vite que chez leurs enfants ou petits enfants, abonnés de Canal ou de Netflix. Le plus curieux est qu’ils soient restés collés à leurs écrans de télé toutes ces nuits pour entendre toujours les mêmes commentaires et regarder les mêmes images. Et de facebooker et twitter comme des malades à l’annonce de chaque grand électeur gagné par Biden. Car la plupart de mes « amis » votaient par correspondance et analogie franco-française contre le fascisme en général et le trumpien en particulier. Qu’ils soient encore en vie d’ailleurs m’étonne. On ne mesure pas en effet ce que fut – encore aujourd’hui – leur angoisse. On leur avait annoncé une déferlante démocrate, et voilà que le diabolique républicain était près de l’emporter. Finalement, à les lire ce matin, leur coeur a résisté. Cette génération finira centenaire. Au grand désespoir de ceux qui voulaient l’envoyer en « réa » – ces vieux coûtent chers ! Leurs nerfs ! c’est autre chose ! En effet, je lis sur les pages de certains un peu n’importe quoi. Inquiétant tout de même ! Bref ! j’ai bien dormi ces deux longues nuits « américaines ». Ah ! une dernière petite chose. Après mon café de 6 heures 30, j’ai distraitement jeté un oeil sur les actualités locales. Dans le tas, si je puis dire, j’apprends d’un élu Vert qu’il va falloir, très bientôt ,trier les déchets ménagers pour sauver la planète, la biodiversité et vous connaissez la suite. Zen, il nous conseille, avant de nous y contraindre un jour, d’acheter des lombricomposteurs. On en trouve sur le marché à 70€, paraît-il…

Mots-clefs : , , ,

Articles récents

  • À vue.
    Le pouvoir rassure de loin.Il donne l’illusion d’une main ferme, d’une carte tenue droite, d’une route tracée. De près, c’est autre chose. Partager :ImprimerE-mailTweetThreadsJ’aime ça :J’aime […]
    Aucun commentaire
  • 𝐃𝐞𝐯𝐚𝐧𝐭 𝐥𝐞 𝐥𝐢𝐥𝐚𝐬.
    Ce matin, café devant la fenêtre.Ciel nuageux. Le lilas de Perse occupe tout le cadre.Les fleurs mauves filtrent le jour. Son parfum traverse la place.Miel froid. Amande. Je reste là.À deux. L’air se […]
    Aucun commentaire
  • 𝐒𝐚 𝐩𝐥𝐚𝐜𝐞.
    À l’aubergeSa place Une tableDeux couples :Cuba Antilles Irlande… Voixtrop fortes Un air douxUn sourire. Partager :ImprimerE-mailTweetThreadsJ’aime ça :J’aime chargement… […]
    Aucun commentaire
  • 𝟐𝟎 𝐡 𝟎𝟐
    20 h 02 La terrasse du 89 Les premiers martinets Cris sur les toits Le cri seul Partager :ImprimerE-mailTweetThreadsJ’aime ça :J’aime chargement… […]
    Aucun commentaire
  • 𝐋𝐚 𝐩𝐥𝐚𝐜𝐞.
    Trop de bleu Trop de soleil Un jour d’été Du mondesur la place À l’ombre duSoleil Noir Partager :ImprimerE-mailTweetThreadsJ’aime ça :J’aime chargement… […]
    Aucun commentaire

En savoir plus sur Contre-Regards

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Continue reading