Contre-Regards

par Michel SANTO

Sous l’écume de l’actualité, les gros pavés du pacte de responsabilité…

visuel-pacte


Sous l’écume des feuilletonesques « affaires », de la Crimée et des pseudos mesures de « rétorsions » de l’U.E et de la disparition plus ou moins rocambolesque d’un avion malaisien, se prépare une accélération sans précédent du virage social démocrate de ce gouvernement. Il faudra attendre le passage des élections municipales et européennes, qui auront ce grand mérite de purger  cette première partie du quinquennat, pour que les grandes annonces soient faites, mais elles se feront.

Certes un remaniement est d’ors et déjà en préparation. Mais il ne sera que l’expression, dans ses composantes et son ampleur, d’un contenu résolument centré sur le pacte de responsabilité et ses  30 milliards d’allégement de charges, de la réforme de la fiscalité des entreprises pour nous rapprocher de la moyenne européenne, et plus particulièrement de nos voisins allemands, enfin l’approfondissement de la simplification de la vie des entreprises. C’est maintenant que tout va se cristalliser!  On peut donc imaginer, immédiatement après les européennes du 25 mai, qu’un nouveau  gouvernement engage sa responsabilité devant le Parlement sur ce sujet; et, qu’à cette occasion, s’établisse une nouvelle configuration politique. Après tout, certains à droite n’ont-ils pas déjà annoncé qu’ils étaient prêts, sur ce pacte, à rejoindre l’actuelle majorité. D’autres rejettent cette séquence au motif que la gauche du PS la refuserait. Ce que je ne crois pas! En effet, la première partie du quinquennat, avec la participation de ses représentants à la direction des affaires, les a politiquement  » brûlés « . Mitterrand avait agit de même avec les communistes. Aujourd’hui ils n’existent plus. Et demain ce sera le tour des Hamon, et d’autres. Le paysage politique interne au PS et à la gauche en général recentré, Hollande pourra alors se représenter en 2017 sur une ligne sociale libérale décomplexée. Celle que Manuel Valls défendait lors des primaires socialistes, avec le résultat que l’on connaît … Il ne suffit pas d’avoir raison en politique, il faut d’abord être maître du temps…

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Commentaires (2)

  • argos

    |

    Il ne sert à rien de courir ,il faut arrivera point!
    En politique plus qu’ailleurs avoir raison trop tôt et aussi nuisible que d’agir trop tard!
    En démocratie ,il faut ménager la chèvre et le choux et se réserver le choix d’avoir de bons fusibles ,des boucs émissaires et surtout avoir une communication pédagogique au top!
    L’art de la politique n’est pas que préparer un terrain favorable , qu’a sa carrière, si l’on stagne dans les reformes utiles c’est surtout a cause de cela, ils oublient le caractère noble ,utile, fédérateur et innovant de la politique.
    Ils ne sont pour la plupart que des nombrils sur pattes !

    Reply

  • Joseph

    |

    Vous avez raison Argos !

    Reply

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