Contre-Regards

par Michel SANTO

Chronique de Narbonne et d’ailleurs. L’usage du monde, avec Nicolas Bouvier…

674725_0203518562292_web_teteUn vent froid et humide parcourt les rues de la ville. De ses murs sourd une musique de galerie marchande. Sirupeuse , assommante! Le temps de l’Avent est désormais celui des marchands. Comme partout ailleurs, le même village de Noël et les mêmes cabanes aux toits ouatés. De l’autre côté des Barques, des manèges pour les enfants et une gigantesque «montagne russe». Son architecture de ferraille, fait un bruit de fin de monde quand ses voiturettes la dévalent. On crie; on s’amuse a se faire peur. La nuit tombe au milieu du jour quand je sors de ma petite librairie de la rue Droite, pressé de me plonger dans l’univers des Modiano, James Salter, Marie-Hélène Lafon et Nicolas Bouvier. Nicolas Bouvier et son «Usage du Monde» que j’ouvre dans le salon de thé de la rue de l’Ancien Courrier tenu par une sympathique et chaleureuse américaine qui y fait d’excellents gâteaux. Et dès les premières lignes, les perceptions se pressent, se renvoient les unes les autres dans une résonance heureuse où tout est lié : « J’étais dans un café de la banlieue de Zagreb, pas pressé, un vin blanc-siphon devant moi. Je regardais tomber le soir, se vider une usine, passer un enterrement – pieds nus, fichus noirs et croix de laiton. Deux geais se querellaient dans le feuillage d’un tilleul. Couvert de poussière, un piment à demi rongé dans la main droite, j’écoutai au fond de moi la journée s’effondrer joyeusement comme une falaise. Je m’étirais, enfouissant l’air par litre. Je pensais aux neufs vies proverbiales du chat ; j’avais bien l’impression d’entrer dans la deuxième.» (Pages 10 et 11). Chaque phrase est un enchantement, une exploration sans fin des innombrables couches de sens qui composent le réel, me disais je; jusqu’à ce que déboule dans mon petit abri a l’écart du monde, cette furie enfiévrée gueulant dans son portable collé à son oreille la liste sans fin de ses achats du jour.Toute l’ambivalence et les contradictions du monde dans ce seul moment qui les condense toutes. Impossible en effet de partager entre l’or et la boue. Il sera temps plus tard, au milieu de la nuit , de reprendre le cours de ma lecture… La vie quoi!

Aubry dans l’imposture tacle Macron sans raisons!

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Martine Aubry : « La gauche n’a-t-elle désormais à proposer comme organisation de la vie que la promenade du dimanche au centre commercial et l’accumulation de biens de grande consommation ? » Une phrase stupide qui nous fait retourner 46 ans en arrière quand était récité sur les campus universitaires la bible « révolutionnaire » signée par Herbert Marcuse : « l’Homme unidimensionnel »; stupide et d’un ridicule absolu quand on sait que la loi dite Macron à laquelle, avec ses amis frondeurs, elle s’oppose farouchement, propose de passer de 5 à 12 jours seulement  par an la possibilité d’ouvrir les commerces le dimanche, et encore faudra-t-il une autorisation…

Chronique de Narbonne. Robert Ménard et Didier Mouly main dans la main, qu’est ce à dire?

 

imgresLes maires de Béziers, Robert Ménard et de Narbonne, Didier Mouly sont réunis ce matin à Narbonne pour officialiser leur coopération qui pourrait s’engager, si j’en crois les propos qui m’ont été rapportés, dans les domaines de la culture, du sport et principalement de l’économie.

Martine Aubry – Manuel Valls – François Hollande : la guerre est déclarée

imgresMartine Aubry, dans une tribune au « Monde »  appelle à s’opposer au projet de loi « Macron »; et se place en leader de l’opposition au sein du PS. Manuel Valls a donc deux solutions: abandonner, ou déshabiller la loi Macron pour satisfaire aux exigences de l’aile gauche de son parti ; ou accepter le rapport de force, en utilisant le 49-3. Nous sommes à la veille d’une grave crise politique!

Chronique de Narbonne. Inondations: à qui la « faute »?

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En pleine polémique sur les causes et les responsables des dernières inondations dans la narbonnaise, à l’origine de très nombreux dégâts en milieux agricoles et urbains, le jeune maire de Villedaigne, Alain Péréa, par ailleurs Vice-Président du Grand Narbonne et directeur du Parc Naturel Régional tient des propos pour le moins dissonants. Que nous dit-il en substance?

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