Contre-Regards

par Michel SANTO

À Port la Nautique, Mouly grogne contre le « spot des homos » et fesse le patron des « petits bateaux » …

The sun sets on the coast at Gruissan, Narbonne, France

Tel Ulysse, notre maire, partit de Narbonne pour le « spot des homos » où on lève et on tire des voiles en violant les oreilles et les sens des voisins. D’une mâle assurance, il leur fut annoncé , creusement de fossés , érection de rochers et rondes de policiers . À port la Nautique, on … – je vous laisse la rime – , et  » les homos  » se gondolent à l’idée de festives et pandorales rondes . Mais c’est du voyage prit par le patron des petits bateaux dont on se souviendra … Salé ! Mais qu’a donc fait Jacques Heurley pour se faire ainsi fesser par un Didier Mouly accompagné et en compagnie d’un bel équipage. Et en quels termes ! Son port ? un campement de romanichels. Ses projets ? grandioses et coûteux. Et sur quel ton ! Bon , on sait que Déjean et Courtès , des plus que proches du maire, n’en veulent pas des restaurants de Moreno et de Giraud, mais quand même ! L’élégance et la courtoisie ne sont pas des vilains défauts. On ne parle pas au président des « Nauticards » comme au dernier des galériens ; il n’est pas aux ordres, ni aux fers . Il est chez lui, n’a pas un sou de subvention municipale et n’en demande pas … Tout ce qui a été entrepris, l’a été en droit ; alors quoi ! Serait ce que nos riverains n’en voudraient pas non plus des restos . Trop de nuisances , comme les homos … Va-t-on aussi pour les dissuader de faire banquet, creuser des fossés , dresser des rochers et faire valser des PV … Que cache donc cette sortie, qui se voulait champêtre et dissuasive sur  » le spot des homos  » et qui s’est terminée par un canardage en règle du patron des petits bateaux ? Au maire ! ( je sais c’est facile ! ) , et si vous nous contiez les vrais raisons de cette petite odyssée narbonnaise …

 

Le changement , c’est tout le temps !

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Voilà matière à penser en ces temps où la pensée s’absente .

50 pages seulement pour prendre un peu de hauteur et envisager l’avenir les yeux grands ouverts. Ni aveuglement radieux ou désespérant.

En cette conjoncture électorale où le repli sur soi et la peur de l’autre font la Une, ce travail de ces deux jeunes chercheurs, SuzanneBaverez  et Jean Sénié , est une véritable bouffée d’oxygène .

J’avoue aussi avoir apprécié hier soir , sur TF1, la performance de Dany le rouge, qui ne l’est plus comme nous depuis longtemps déjà. Son enthousiasme pour cette création continue qu’est l’Europe faisait plaisir à voir… Et quel coup de vieux donné à toutes ces têtes d’enterrement qui nous vendent du chaos et de la haine de soi et des autres …

En attendant dimanche, un peu de lecture et un petit effort intellectuel devraient aider à regarder le monde qui vient autrement …

Donner une lecture socio-historique à la notion de progrès suppose d’envisager l’histoire de cette notion et les enjeux soulevés à travers les siècles afin de comprendre ses traductions dans l’espace social. Par conséquent, il semble possible d’isoler une composante d’ordre général qui apparaît comme globalement positive et qui sera un fil conducteur pour notre étude : le gain en autonomie des hommes et le passage du statut de sujet à celui d’individu politique. L’humanisme du XVIe siècle, en accordant à l’homme une confiance sans bornes, fait éclore la notion de progrès. Posée deux siècles plus tard comme postulat essentiel de la modernité politique et sociale par le mouvement des Lumières, l’idée de progrès sera érigée en croyance suprême par les positivistes au XIXe siècle. Pourtant, cette notion, envisagée comme vecteur explicatif de l’évolution de la société française, ne fait plus consensus dans notre société contemporaine tant les changements au sein de la société sont perçus comme problématiques ou dérangeant un ordre établi. Nous esquisserons un large panorama du progrès en France depuis cinq siècles grâce à un parcours chronologique rythmé par quelques thématiques plus longuement développées : les changements démographiques, les changements économiques et le rapport entre art et progrès

À Béziers, Robert Ménard nettoie ! …

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Ménard n’aménage pas sa ville il y fait le ménage ! C’est un maire ménageur .

Crottes de chien dans les rues, linges étendus et tapis battus aux fenêtres sont désormais interdit chez notre voisine biterroise .

Sur cette lancée, demain le seront aussi escabeaux et vélos aux balcons , paraboles et drapeaux aux façades , urinages et déféquages sur les trottoirs …

C’est grand, c’est beau … c’est propre !

Avec Ménard et les amis de Marine, il fallait s’y attendre. À Béziers désormais … on nettoie et on lave plus blanc !

Grand Narbonne ! Un beau moment avec Daniel Maximin au 1er Salon du Livre et de la jeunesse !

Samedi dernier, je me rendais au 1er Salon du Livre et de la jeunesse du Grand Narbonne quand , passant devant le petit chapiteau dédié aux conférences débats, j’entendis la voix de Bernard Laborde déclamant un discours non prononcé de Mirabeau sur l’abolition de la traite des Noirs (novembre 1789 – mars 1790) : les bières flottantes des négriers. Un texte d’une puissance inouïe .

Le temps de prendre place et Daniel Maximin pris la sienne sur la petite estrade où il nous exposa sa pensée sur l’histoire de l’esclavage. Un Maximin dont je ne connaissais que la voix, naguère entendue sur France-Culture . Un Maximin qui écrit comme il parle : une langue profonde et souple .

Un beau moment de littérature orale où il nous fut montré que que l’esclavage avait perdu, qu’il n’était pas fait pour fonder des sociétés, des cultures et qu’il ne devait y avoir ni ressentiment, ni ressassement, ni posture victimaire. Que la mémoire peut être manipulée, qu’il existe des stratégies d’utilisation de l’Histoire pour son profit ou par lâcheté…

Nous nous sommes revus le lendemain ! Conversation agréable autour de son oeuvre, et dédicace de son dernier ouvrage … Un récit de ses échanges avec Aimé Césaire, de celui qu’il appelait « frère volcan », qui est aussi une belle introduction à son oeuvre, sa pensée et son action.

Un récit que je recommande particulièrement à celle qui sans aucune gêne s’est introduite vulgairement entre nous pour nous dire qu’elle ne comprenait rien à ce grand poète …

Lisez donc Maximin !

L’Épictète du soir !

Un médecin vient voir un malade, il lui dit : « Vous avez la fièvre, abstenez-vous pour aujourd’hui de toute nourriture, et ne buvez que de l’eau. » Le malade le croit, le remercie et le paie. Un philosophe dit à un ignorant : « Vos désirs sont déréglés, vos craintes sont basses et serviles, et vous n’avez que de fausses opinions. » Celui-ci s’en va tout en colère, et dit qu’on l’a insulté. D’où vient cette différence ? C’est que le malade sent son mal, et que l’ignorant ne sent pas le sien.

Extrait de: Épictète. « Pensées et Entretiens » iBooks.

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