Contre-Regards

par Michel SANTO

Kerviel ! Un piège à com ?!

Ou comment avec un peu d’imagination , un avocat astucieux et un journaliste espagnol manipulent les médias qui , à leur tour , nous manipulent sans vergogne.

Kerviel parle donc désormais à Mélenchon et aux oiseaux.

Il est notre François d’Assise …

Un parfait piège à com !

À lire cette analyse argumentée de « La plume d’Aliocha »:

La civilité serait elle aujourd’hui un très vilain défaut ?!

La civilité serait elle aujourd'hui un très vilain défaut ?!

Encore hier, me promenant dans les rues de Narbonne, ces preuves d'incivilté .

Une gamine qui jette son mouchoir papier sur la chaussée . Une dame lui en fait le reproche, qui se fait copieusement insulter par ses parents …

Plus loin, un " immense " ado , son portable collé à l'oreille , jurant à haute voix, qui me bouscule et poursuit sa trajectoire en maugréant …

Devant un grand magasin, un quidam dépenaillé en extase devant son cabot déféquant …

Aux Halles, chez mon poissonnier, un individu aux yeux de merlan qui tente de prendre mon tour en prenant des airs d'innocent …

À observer nos contemporains, comme pour la politesse et l'élégance, on finit par comprendre que la civilité – la courtoisie – est hélas devenue un très vilain défaut …

Affecter le renom d’être civil.
Il ne faut que cela pour être plausible. La courtoisie est la partie principale du savoir-vivre ; c’est une espèce de charme par où l’on se fait aimer de tout le monde ; au lieu que l’on s’en fait haïr et mépriser par la rusticité. Car si l’incivilité vient de superbe, elle est digne de haine ; si c’est de bêtise, elle est méprisable. Le trop sied mieux à la courtoisie que le trop peu ; mais elle ne doit pas être égale envers tous, car elle dégénérerait en injustice. Elle est même d’obligation et d’usage entre les ennemis, ce qui montre son pouvoir. Elle coûte peu, et vaut beaucoup. Quiconque honore est honoré. La galanterie et la civilité ont cet avantage que toute la gloire en reste à leurs auteurs.

Baltasar Gracian: L'Homme de cour ; page 93 de la version numérique ( La Bibliothèque électronique du Québec . Collection Philosophie Volume 13 : version 1.0 )

L’Europe est ce que la France ne parvient pas à faire, c’est-à-dire une machine à compromis ! …

L'Europe est ce que la France ne parvient pas à faire, c'est-à-dire une machine à compromis ! ...

On approche du 25 Mai et des élections européennes . Avez vous entendu ou lu quelque chose qui présente la vérité de la politique menée par l’Union Européenne et du rôle – et du fonctionnement – de son Parlement ? Moi pas !

Je vous conseille donc de méditer ce bon papier d’Eric Le Boucher paru dans  » les Echos  » du 16 mai. Je ne vous en dirai pas plus et vous laisse goûter cet extrait où il est aussi question de la France et de sa classe politique :

Présenter le scrutin du 25 mai comme un match Juncker-Schulz est complètement factice. « Les programmes des deux grands partis européens (la droite du Parti populaire européen et la gauche du Parti socialiste européen) ne sont pas très éloignés l’un de l’autre et n’affichent, en réalité, que des nuances », note avec justesse Jean-Dominique Giuliani, le président de la Fondation Robert-Schuman. Il rappelle que Jean-Claude Juncker est un démocrate-chrétien luxembourgeois dont les « préoccupations sociales sont réelles » tandis que Martin Schulz est un social-démocrate allemand « réaliste au plan économique ». « Tous deux, poursuit Giuliani,siègeraient en France au centre et même ensemble au centre-gauche ! » Ajoutons que l’un comme l’autre parlent parfaitement français et sont des militants de l’axe franco-allemand (1). Pourquoi ne pas dire ces faits et continuer de nous emmener au cirque ? Pourquoi la classe politique française est-elle incapable d’expliquer la réalité de l’Europe ? Incapable de dire que l’Union n’est pas un combat mais tout l’inverse, l’Europe est ce que la France ne parvient pas à faire, c’est-à-dire une machine à compromis ? A Strasbourg, les alliances sont à géométrie variable : UMP et PS votent souvent ensemble et ils sont rejoints, dans 40 % des cas, par le FN et le Parti de gauche !
 

Ce professeur sait qu’il va bientôt mourir, mais il a appris quelque chose de merveilleux sur la vie

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Le témoignage de David Menasche a été publié sur le site de CNN et est en tête des partages sur les réseaux sociaux aux Etats-Unis, selon Trendsboard. Personnellement, son histoire m'a profondément ému. Elle nous parle de la mort et de la vie d'un homme, de ce qu'il en retire, de ce qu'il a appris, au tout dernier moment.

Elle nous donne surtout une merveilleuse leçon d'optimisme sur la nature humaine. Et, finalement, sur le sens que l'on peut donner à sa vie.

David Menasche est professeur de littérature dans un lycée de Miami. En 2006, il apprend qu'il est atteint d'un cancer incurable du cerveau. Il n'a alors que 34 ans. Il sait qu'il va mourir. Il ne sait pas quand. Enseigner aura été toute sa vie, sa grande joie. Il continue à enseigner, mais sans cacher sa maladie. Même pendant les pires moments de sa chimiothérapie. Il raconte avec humour :

"J'étais assez doué comme malade : j'étais capable de courir aux toilettes, vomir dans la cuvette, me laver les dents, tout ça en moins de trois minutes, et revenir à mon cours. Mes élèves faisaient comme s'ils n'avaient rien détecté".

Sa salle de cours est son sanctuaire. Il transmet la passion des livres. Mais sa plus belle leçon, ce sont ses élèves qui la lui donneront.

Il y a deux ans, après une attaque violente qui le laisse estropié et pratiquement aveugle, alors qu'il est en train de jouer au billard avec un ami, David Menasche réalise qu'il ne pourra plus jamais enseigner. Il entre dans sa dernière ligne droite.

"Le cancer avait fini par réussir à m'éjecter de ma salle de cours, mais je n'avais pas encore perdu. Je n'avais pas peur de mourir, j'avais peur de vivre sans raison".

Et de citer Nietzsche : une personne qui sait "pourquoi" elle vit, trouvera toujours un "comment".

Sa vie c'était ses élèves. Ils étaient son "pourquoi". Et comme il n'avait plus de salle de cours, il a décidé d'aller à eux. Et pour cela il s'est servi de Facebook.

En 2012, il poste donc son projet sur Facebook, et reçoit très vite des invitations d'élèves depuis plus de 50 villes aux Etats-Unis. A moitié privé de la vue et de l'usage de ses membres, il visitera chacun d'eux. Plus de 12.000km. Un dernier voyage durant lequel il prendra la plus grande leçon de sa vie.

Il pensait découvrir qu'il avait au moins réussi à distiller chez ses anciens élèves l'amour des livres. Mais ce qu'il a appris est beaucoup plus enthousiasmant et gratifiant.

"Ce que j'ai appris durant mon voyage c'est que mes élèves avaient grandi en essayant d'être gentils et en prenant soin des autres."

Ils sont venus le chercher à l'aéroport, lui ont lu des livres qu'il aimait et ne pouvait plus lire, ont coupé sa nourriture quand il ne pouvait plus tenir son couteau. Ils ont partagé avec lui leurs secrets, l'ont introduit auprès de leur famille, lui ont chanté ses chansons et ses poèmes préférés.

Surtout, David a appris que ce que ses étudiants avaient le plus retenu de ses années d'enseignement, ce n'étaient pas les cours, mais tous les autres moments partagés avec lui, ces moments d'humanité, quand ils évoquaient avec lui leurs blessures, leurs moments de faiblesses, leurs petites ou grandes victoires.

Mes étudiants m'ont appris que ce qui importe ce n'est pas tant ce que nous apprenons en cours que ce que nous apprenons dans notre coeur"

David se dit pragmatique. Il sait que le cancer gagnera cette dernière bataille. Celle de la vie.

Ce que je pense, c'est que David n'a pas perdu contre le cancer. Il a gagné quelque chose de plus fort que cette mort inéluctable qui l'arrachera à la vie en lui retirant lentement chaque parcelle de son corps encore valide. Il a appris qu'il y avait quelque chose de naturellement bon en l'homme. Il a été merveilleusement aimé, accueilli et aidé par ses élèves, il a vu de la bonté et de l'empathie grandir chez ces adolescents devenus adultes.

Sa dernière leçon face à la mort.

Il conclut :

Je sais que je vais mourir. Mais je mourrai comme le plus heureux des hommes.

Ce professeur sait qu'il va bientôt mourir, mais il a appris quelque chose de merveilleux sur la vie

J'ai bien sûr envie de dédier ce témoignage, qui est aussi un livre, à mon ami disparu brutalement avec qui j'ai fondé Trendsboard, le chercheur Jean Véronis. Lui qui a été une telle source d'inspiration pour ses élèves, je sais qu'il aurait été profondément touché par cette histoire. Il n'aura pas eu le temps de faire cette quête de sens et d'amour auprès de ses proches. La mort ne prévient pas toujours avant de frapper.

Et c'est justement ce que cette histoire doit nous apprendre.

Que la vie est courte et qu'il faut apprendre à profiter de chaque instant.

Que contrairement à ce que d'aucuns croient ou veulent nous faire croire, l'homme n'est pas naturellement égoïste et cruel. Il est naturellement bon et empathique. C'est la vie qui nous rend durs et parfois malheureux.

Alors parfois, quand la maladie vient nous enlever tout, ou menace de le faire, il ne reste que l'essentiel. Et ce retour à l'essentiel nous rend meilleurs.

(Vous pouvez acheter le livre de David Menasche sur Amazon).

Ce professeur sait qu'il va bientôt mourir, mais il a appris quelque chose de merveilleux sur la vie

L’Épictète du jour !

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Tu vois un homme curieux, et empressé après des choses étrangères qui ne sont point en notre pouvoir ; sois bien sûr qu’il est causeur et qu’il ne taira jamais ton secret. Il ne faudra point approcher de lui la poix ardente, ni la roue pour le faire parler. Un clin d’oeil d’une fille, la moindre caresse d’un courtisan, l’espérance d’une dignité, d’une charge, l’envie d’avoir un legs dans un testament, et mille autres choses semblables lui arracheront ton secret, et sans beaucoup de peine. Épictète: « Pensées et Entretiens. » iBooks. Page 399 !

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