𝐋𝐞 𝐩𝐚𝐲𝐬 𝐪𝐮’𝐨𝐧 𝐧𝐨𝐮𝐬 𝐫𝐚𝐜𝐨𝐧𝐭𝐞.

Hier matin, boulevard Gambetta. M… Avec lui, c’est comme ouvrir une radio. Toujours la même musique : ce qui casse, ce qui brûle, ce qui rate. Le reste, ce qui fonctionne, ce qui tient encore debout, passe sous le tapis.

Hier matin, boulevard Gambetta. M… Avec lui, c’est comme ouvrir une radio. Toujours la même musique : ce qui casse, ce qui brûle, ce qui rate. Le reste, ce qui fonctionne, ce qui tient encore debout, passe sous le tapis.

Il était assis là, droit comme il pouvait encore l’être. Une doudoune, un souffle un peu court, les gestes comptés. Sur ses genoux, un petit chien. Léger. Silencieux. Les yeux tournés vers la porte, comme si quelqu’un devait entrer.

Je croyais que la culture était un bien commun. Une respiration. Je découvre qu’elle est surtout un territoire. À défendre. À verrouiller.

Elles sont là, bien alignées devant nous. Pas des spectres. Des faits.

Quel spectacle magnifique. Toute la presse nationale, régionale, en ligne, en papier, en push, en story, en bandeau urgent s’est soudain souvenue de l’existence d’un phénomène politique inédit : Patrick Sébastien.
La Montagne, Marianne, La Voix du Nord, Sud Ouest, La Dépêche… À ce rythme, même La Revue des Orchidées de La Clape va nous sortir un dossier spécial : Patrick, l’homme qui représentait les Français comme personne.
On ne sait plus où donner de l’œil :
Patrick sur scène.
Patrick en chemise hawaïenne.
Patrick en veste bleu électrique.
Patrick au micro.
Patrick avec des lasers derrière lui, façon meeting intergalactique.
Patrick en mode : Je ne veux pas me présenter, je veux vous représenter. Un slogan qui fera date.
Et les médias, ravis, foncent tête baissée.
Faut dire que ça change des éditos trop compliqués, ça ne nécessite pas d’enquête, et ça garantit des clics : une vraie opération surf-médiatique.
L’important, ce n’est pas ce qu’il dit, mais qu’il parle. Et qu’une photo sympa illustre l’article, si possible avec un projecteur jaune derrière et un bras levé.
Bref : bravo aux rédactions.
Vous avez su discerner ce que d’autres, trop snobs ou trop occupés à lire, avaient manqué : le génie politique à l’état sauvage. Non poli. Non filtré. Authentique, comme une fête de village ou une blague de vestiaire.
On respire mieux, maintenant. La République aussi, sans doute.
