Lire n’est pas une activité de loisir.
A cet ami qui me demandait les raisons de mon appétit de lecture, je ne saurais mieux répondre que ceci:
« Lire n’est pas une activité de loisir. Lorsqu’elle le devient, lorsqu’elle est ainsi perçue, tout le sérieux de la littérature est bradé. Mais c’est aussi la vie qui se trouve solidairement diminuée, amputée d’une dimension essentielle. – Pourquoi établissez-vous ce lien ? Nous ne parlons que des livres, il me semble ? D’ailleurs, ne dit-on pas que la vraie vie est ailleurs ? – C’est justement toute la question : pour saisir la « vraie vie », pour tenter de s’y repérer, de tenir debout et de marcher dignement, la littérature (au sens large, pas seulement le roman) est indispensable. Pour avancer dans la nuit, on a besoin de torches, de lumière. De même, la vie demande à être éclairée, à devenir, autant qu’il est possible et permis, lisible. Si l’on ne conçoit pas ce lien comme une nécessité, alors oui, on pourra considérer la lecture comme une activité distrayante, au même titre que la danse de salon ou la console de jeux. » Patrick Kéchichian
Qui s’y frotte s’y pique, en effet!
La période actuelle est propice à la floraison de propos démagogiques, notamment dans le domaine économique et financier. Les Yacas et Fauquons occupent les plateaux de télé, les experts médiatiques rivalisent d’approximations et les candidats à la magistrature suprême promettent tout et son contraire ( souvent en tout cas! ).
Aussi vais je me permettre, de temps à autres, ce genre d’intervention afin de décrypter, avec de bons spécialistes, des propositions, des affirmations ou des analyses aux conséquences ignorées, au mieux , ou cachées , au pire .
Commençons donc par cette idée de réformer la fiscalité locale et par la solution imaginée par F.Hollande présentées ici par Pierre Tarly ( qui fut un temps directeur de cabinet de Michel Rocard ). Avec au passage un micro cours sur notre histoire fiscale et les rapports entre Etat et Collectivités, le tout en 4 minutes. Remarquable!
Impôt local sur le revenu : qui s’y frotte, s’y… par debateco
Personne ne ment autant que l’homme indigné!
La politique de l’autruche.
Ne tournons pas autour du pot et disons les choses nettement. Ce qui est à l’ordre du jour, dans l’agenda des dirigeants européens, ce n’est pas moins d’Europe comme le prétendent Mélenchon et Le Pen, mais plus. Plus d’Europe par la mise en place d’un véritable pouvoir fédéral budgétaire et fiscal. Ce qui évidemment passe par la révision des traités européens. La conséquence : la perte de souveraineté des Etats au profit d’une entité européenne autonome et souveraine capable de les empêcher de faire des bêtises. De celles que nous payons aujourd’hui au prix fort après avoir laissé filer les déficits publics en Grèce, Irlande, Espagne, Portugal. Et qui demain, si rien n’est fait en France pour assainir nos comptes, nous entraînera dans la même spirale récessive. En regard de cette situation, le budget 2012 n’est évidemment pas rassurant, et les marchés sauront bientôt nous le faire savoir. Deux chiffres seulement : toutes proportions gardées, les recettes de l’Etat s’élèvent à 300 euros et nos dépenses à 400, qu’il faudra majorées de 30% l’année prochaine ! Pendant ce temps, nos éditorialistes et faiseurs d’opinion amusent la galerie en nous faisant croire que le seul débat intéressant est de savoir si Hollande est compatible avec Bayrou, Joly et Mélenchon réunis et réciproquement. Quant à nos politiques, leur seul souci est de savoir comment garder ou conquérir le pouvoir. Au bord d’une catastrophe économique et sociale, comme toujours en France, on pratique la politique de l’autruche. L’histoire ne nous apprend décidemment rien ! Désespérant !





