Contre-Regards

par Michel SANTO

« Que la barque de ta vie soit légère! N’y emporte que le nécessaire… »

 
jerome k jerome 004

 

Mais que j’ai ri! En voilà un autre, de ces romans anglais faussement sérieux et plein d’humour, qui prend le lecteur à témoin de l’incohérence et de l’absurdité de la plupart de nos comportements…

 

JKJerome Trois hommes dans un bateau: édition électronique, dans ma Kindle.

  •  Surlignement Emplac. 334-36  | ajouté : mardi 17 janvier 2012 07 h 11 

« Pour tout ce qui touche à la descente du fleuve de la vie… Combien de gens, dans ce voyage, chargent leur bateau, jusqu’à le mettre en danger de sombrer, de toute une cargaison de vanités qu’ils tiennent pour indispensable à leur bien-être, et qui ne sont en fait qu’encombrantes futilités… »

  •  Surlignement Emplac. 339-42  | ajouté : mardi 17 janvier 2012 07 h 14 

« Mais par-dessus tout voilà la plus encombrante et la plus absurde des futilités : la sacro-sainte peur du qu’en-dira-t-on ! Regardez-les sombrer dans les plaisirs assommants, les luxes aliénants, les mille affectations qui, tel le carcan de fer réservé jadis aux criminels, enserrent et martyrisent la tête qui le porte ! Tout cela, frère, n’est que surcharge négligeable et rien de plus ! Jette-moi ça pardessus bord ! Ta barque en est si lourde que tu peines à la rame. »

  • Surlignement Emplac. 345-51  | ajouté : mardi 17 janvier 2012 07 h 17 

« … Que la barque de ta vie soit légère ! N’y emporte que le nécessaire : un logis accueillant et des plaisirs simples, un ou deux amis dignes de ce nom, un être que tu aimes, et qui t’aime, un chat, un chien, une pipe ou deux, assez de quoi manger et te vêtir, et un peu plus qu’assez à boire… car la soif est chose dangereuse. Tu verras alors comme le voyage sera doux. Tu redouteras moins le danger de chavirer, et quand cela arriverait, dis-toi qu’une aussi bonne et simple cargaison ne saurait craindre l’eau. Tu auras le temps de méditer tout comme celui de travailler. Le temps de te chauffer au soleil de la vie, le temps d’écouter la musique éolienne que le vent divin tire des cœurs de tes frères humains, le temps… Veuillez m’excuser, je divague… »

 

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Commentaires (2)

  • claude

    |

    je vous signale du même auteur 

     pensées paresseuses d’un paresseux chez arlea

     merci por cette méditation au goût de  bobon anglais et d’enfance

    Reply

  • Michel Santo

    |

    Sur ma page Facebook, j’ ai mis en ligne la vidéo où Poladylès  » joue  » la scène où l’oncle Mun… essaie de poser un tableau… Que j’ai ri!

    Bonne journée

    Reply

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