Réforme des retraites, une « guerre » de plus…

 
 
 
 
 
 
 
Humeur !
 
Quand les partis, leurs dirigeants et leurs élus sont dans l’opposition frontale et la démagogie, confrontés aux réalités et à l’exercice du pouvoir, ils ne peuvent que se renier. Et leurs électeurs surtout, crédules, de leur faire le procès de les avoir trahis par lâcheté, opportunisme ou intérêt. Pour s’en éloigner ensuite, les abandonner, leur faire perdre le pouvoir et partir avec leurs voix pour les donner à des mouvements encore plus violents et démagos. C’est l’histoire que nous vivons depuis les nombreuses alternances au sommet des pouvoirs et l’effondrement des deux grands partis de gouvernement (PS et LR) et de leurs coalitions. Et la réforme des retraites, comme d’autres avant, et le climat de quasi-guerre civile dans lequel elle est présentée, discutée et combattue, nous montre à quel point cette bascule perpétuelle entre opposition frontale et exercice du pouvoir caractérise notre culture politique. Une culture politique qui empêche de chercher et de trouver un consensus, même faible, sur quelque réforme de structure que ce soit. À croire que l’humilité et la sobriété dans les propositions politiques des uns et des autres, et leurs présentations, seraient, non point des vertus démocratiques, mais d’épouvantables faiblesses. Quand on pense que le projet de loi sur le mariage pour tous a été le prétexte d’une « guerre civile » qui aura duré six mois, nous n’avons pas de raisons de penser qu’on ne nous la rejouera pas pour celui concernant la réforme des retraites. D’ailleurs, elle a déjà commencé !
 
 
 
 

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Commentaires (1)

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    KRISDEN

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    Bonjour. Juste pour donner ma vision suite à votre humeur. Ne pensez-vous pas qu’il serait plus cohérent que chacun comprenne qu’un Président de la République est (théoriquement) élu sur un programme? Cette réforme des retraites était donc annoncée. Dans « mon » idéal il appartiendrait donc seulement au Parlement (Assemblée et Sénat) de voter les ajustements que le Peuple souhaiteraient tenter de placer dans le projet de loi. « La Rue » n’a pas sa place dans un esprit de démocratie républicaine bien construit. Qu’elle s’exprime si le Gouvernement veut faire passer une loi non prévue au programme présidentiel peut seulement justifier son action.
    Peut-être qu’avec une telle application de notre démocratie, les programmes électoraux reprendraient de la valeur aux yeux de nos concitoyens qui (peut-être) comprendraient la nécessité d’aller voter.
    Très bonne journée. Bien cordialement

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