S’habituer au temps perdu.

 

 

 

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Oui, le P.C.F a bien raison de célébrer le trentième anniversaire de la mort d’Aragon. Et puisque nous sommes encore vivants ( je n’ai pourtant pas passé la nuit à Bugarach! ), ceci, pour « passer le temps » :

« Je me sens toujours un peu le veilleur d’on ne sait quoi, quelle ville, quel danger, je demeure aux aguets de quelque chose qui ne survient pas, ou plus exactement qui ne survient pas encore. Peu à peu, je m’habitue au temps perdu, c’est là un sentiment que je n’imaginais pas, me semble-t-il, hier même. Je me laisse aller des journées entières, comme un rameur qui s’est couché dans sa barque, et renonce à l’effort de remonter le courant. »

Et pour inciter à la relecture de cet immense écrivain, ces textes de contemporains publiés dans le Figaro Littéraire: textes.

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